Camille Delaune, responsable des relations internationales, au congrès Bobcatsss 2018

Publiée le 27 février 2018

Camille Delaune, chargée des relations internationales, depuis septembre 2017, revient sur sa participation au congrès Bobcatsss 2018 en tant que jeune professionnelle.

Pouvez-vous nous parler du workshop que vous avez présenté lors de ce congrès international ?

Le workshop intitulé « Libraries and Sustainable Development » a été créé dans le cadre de la dynamique nationale française « Agenda 2030 et les bibliothèques » (dont les partenaires sont l’Enssib, la Bpi, le Cfibd et l’Abf). Elle a pour but de valoriser les actions menées par les bibliothèques françaises (et francophones) dans leur mise en œuvre des 17 objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU. Le serious game, au cœur de cet atelier, cherche à faire connaître les ODD et leurs enjeux, sensibiliser aux différents aspects du développement durable et faire prendre conscience aux professionnels des sciences de l’information, de manière ludique et pédagogique, de leur rôle sur le territoire en inscrivant leur structure dans une démarche durable et d'en faire un outil d’advocacy. L’atelier était structuré en trois temps : une mise en contexte, un temps de jeu et un moment d’échange entre les participants. J’ai été ravie d’entendre des retours positifs et des mes collègues internationaux.

 

Quelle(s) autre(s) communication(s) vous a-(ont) paru particulièrement intéressante(s) pendant ce colloque ?

D’abord, pendant ce colloque, l’accent sur les publics empêchés a été porté. Un paper (Sònia Camarasa Sola and Laia Lapeyra i Julià) évoquait les actions développées en Catalogne (Espagne) vers les EHPAD dont le public a des difficultés d’accès aux bibliothèques et plus largement à la lecture. Un workshop (Karen Sobel and Zachary Newell) s’intéressait à la construction d’une pratique de justice sociale où tous les participants ont parlé du rôle crucial des bibliothèques pour les migrants, les sans-abris ou encore les publics dans les hôpitaux et les prisons. Concernant ces derniers, un poster (Mc Kisic et Bullinger) faisait un retour d’expérience sur des interventions en milieu carcéral. Ensuite, en tant que jeune professionnelle j’ai été particulièrement attentive aux discours sur la médiation de l’information. Par exemple, deux papers soulignaient la mission « d’enseignement » des bibliothécaires avec des outils ludiques tels que les serious game (applications ou jeux en ligne). Et enfin du rôle « de passeur de l’information » notamment auprès des jeunes publics.

 

D'une manière générale, que vous a apporté votre séjour international ?

Participer à un congrès est riche d’un point de vue humain, personnel et professionnel. C’est l’occasion de rencontrer des collègues, des futurs professionnels et d’échanger sur nos pratiques et leurs origines ainsi que sur nos projets respectifs. C’est également le moment de suivre les tendances/actualités (la gestion des données, le rôle social des bibliothèques, etc.). Trois jours de conférence permettent de prendre conscience du rôle majeur des bibliothèques comme acteur du territoire où tant de défis sont encore à relever.

 

Si vous avez visité une bibliothèque pendant votre voyage, avez-vous vu des espaces, services, collections étonnantes ?

J’ai visité la bibliothèque nationale de Lettonie, située à deux pas du centre-ville historique de Riga. D’abord, ce bâtiment tout de verre accueille aux derniers étages des salles de réception avec une vue à 360°. Ensuite, la bibliothèque est ouverte à tous les publics et propose un large éventail de collection (notamment jeunesse) et d’expositions. Enfin, pendant la visite j’ai été particulièrement étonnée de trouver une salle de méditation dans laquelle le calme règne et où des ouvrages thématiques sont proposés à la lecture. Derrière une immense salle accueille parfois des cours de yoga, de pilate, et de méditation.

Catégorie de l'actualité : Parole à l'international