Mathilde Gaffet, ancienne étudiante en master PBD, au congrès Bobcatsss 2018

Publiée le 06 février 2018

Mathilde Gaffet ancienne étudiante en master PBD (Politique des bibliothèques et de la documentation) a participé au congrès Bobcatsss 2018. Cette 26e édition s'est déroulée à Riga en Lettonie du 24 au 26 janvier. Elle partage avec nous son expérience à un colloque international en tant que jeune professionnelle.

Pouvez-vous nous parler du workshop que vous avez présenté lors de ce congrès international ?

Le workshop que nous avons présenté a pris la forme d’un jeu conçu par Raphaëlle Bats, Camille Delaune et Laure Papon-Vidal et s’intitulait “Libraries and Sustainable Development”. Il visait à dessiner les champs d’actions possibles des bibliothèques dans le cadre du programme de développement durable de l’ONU à l’horizon 2030. Sous forme de serious game, le workshop s’est déroulé en trois temps : une mise en contexte, le jeu et les retours des participants. Le jeu étant toujours en cours d’élaboration, ce workshop a été, entre autres, une manière de recueillir des avis sur la “jouabilité”. Les retours ont été positifs et plusieurs personnes ont exprimé leur intérêt pour transposer ce jeu dans leur pays et dans des contextes propres.

Quelle(s) autre(s) communication(s) vous a-(ont) paru particulièrement intéressante(s) pendant ce colloque ?

Plusieurs communications ont retenu mon attention, parmi elles, celle d’Elizabeth Boden. Dans son paper intitulé “The Politics of Literacy: Libraries and Information Literacy in the 21st  Century Political Context - Three National Case Studies”, Elizabeth Boden, étudiante à l’université d’Illinois Urbana-Champaign (E.-U.), interroge le rôle des bibliothèques dans des sociétés démocratiques. Partant des dernières élections en Allemagne, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, l’étude s’intéresse à la place que la désinformation a pu prendre au cours des différentes campagnes électorales. Elizabeth Boden s’appuie ainsi sur les spécificités de chacun des systèmes démocratiques pour définir la place et le rôle des bibliothèques. Ce paper a d’autant plus retenu mon attention que l’une des propositions proposées en conclusion fait écho au sujet de workshop que nous avons présenté : les bibliothèques, par leur rôle central dans la cité, par leurs missions et par leur adhésion au programme de l’Agenda 2030, ont les moyens de s’engager pour l’information literacy.

D'une manière générale, que vous a apporté votre séjour international ?

La participation au congrès Bobcatsss est un apport tant sur le plan professionnel que personnel. Les rencontres avec les autres participant·e·s sont motivées à la fois par les temps de discussion autour des différentes présentations et lors des temps informels qui ponctuent les trois jours de congrès. Etant désormais en poste, les présentations et les points de vue exprimés font davantage écho aux situations rencontrées dans la bibliothèque et permettent de réfléchir aux transpositions possibles d’une culture à une autre.

Si vous avez visité une bibliothèque pendant votre voyage, qu'avez-vous retenu de votre visite ? Avez-vous vu des espaces, services, collections étonnantes ?

Une partie du congrès Bobcatsss s’est déroulée au Centre académique pour les Sciences naturelle de l’Université de Lettonie. Le bâtiment, inauguré en 2015, se présente comme un lieu continu et ouvert d’espace en espace et d’un étage à l’autre. C’est notamment le cas de la bibliothèque située au rez-de-chaussée. Aucune cloison ne marque l’entrée, la bibliothèque s’inscrit dans la continuité du hall d’entrée d’un côté et de la cafétéria de l’autre. Cet agencement implique alors une perspective différente quant à la circulation des publics et des collections. Les portiques étant situés aux entrées du bâtiment, chaque usager·ère peut librement utiliser l’ensemble de l’espace universitaire (salles de cours, café, hall, carrels de travail, etc.) pour consulter ses documents.

 

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