Min Kyung Baek, étudiante sud-coréenne, inscrite à l'Enssib

Publiée le 13 mars 2018

Min Kyung BAEK, étudiante sud-coréenne, s'est inscrite à l'Enssib en master Panist puis PUN. Elle partage cette riche expérience en France et se confit sur son séjour à l'Enssib.

 

Pouvez vous vous présenter, ainsi que votre parcours ? Pouvez vous nous expliquer les raisons de votre inscription à l'Enssib et dans les masters suivis ?

Tout d’abord, j’ai suivi des études en littérature Anglaise et littérature Française à l’université en Corée du Sud (niveau licence). Puis suite à une expérience d’échange en France, j’ai décidé de passer les concours d’entrées des Écoles d’Arts en France. Je me suis inscrite à l’Ensba (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts) de Lyon afin d’être au plus prés des productions et pratiques plastiques en art. J’ai obtenu le Diplôme National des Arts Plastiques en 2016. Comme je m’intéressais surtout à la notion d’archive, aux documentations et aux éditions, je me suis réorientée vers l’Enssib. Ceci afin de compléter et diversifier mes savoirs, et de comprendre la culture dans le monde de l’édition, suite à un dialogue lors de la journée de présentation à l’Enssib, j’ai opté pour le Master en Publication Numérique.

Pouvez vous nous parler d'un ou de plusieurs cours qui vous a/ont marqué ?

En 1ère Année en Panist, le cours de culture générale m’a beaucoup plu afin d’élargir la notion de documents, ainsi que le cours sur la propriété intellectuelle a été également très constructif pour comprendre le monde selon différentes visions politiques, sociales et culturelles. Puis en Master 2 en Publication Numérique, nous avons eu beaucoup de cours plus spécifiquement liés aux théories et aux techniques dans le monde de l’édition. J’ai beaucoup appris et me suis initiée aux outils de base. Le tout en suivant des approches concrètes grâces à l’exemple de cas précis présentés par les nombreux intervenants à l’Enssib. C’était parfois difficile, mais très riche et vraiment dense. Je suis très contente d’avoir vécu ce moment intense.

Avez vous été étonnée par des pratiques ou perspectives professionnelles et/ou académiques différentes des habitudes de votre pays ?

Les méthodes d’enseignements diffèrent fortement entre la France et la Corée du Sud. Tout au début de mes études en France, j’ai dû m’imprégner de la méthodologie française et surtout parfaire mon expression écrite pour suivre les études dans divers établissements. En Corée du Sud, il y a beaucoup plus de groupe de travail, dit « group study », composé de 4-5 personnes qui préparent l’insertion professionnelle. Ce groupe se prépare ensemble vers des buts précis : des concours, des passages de certificat de compétence…etc. Ce groupe reste souvent autonome et existe hors de l’établissement pédagogique. Ici en France c’est bien plus individualisé. Par contre, les étudiants en France ont des parcours très différents et chaque parcours a sa propre forme de professionnalisation, ce qui ouvre à une belle diversité de métiers.

Parmi les bibliothèques visitées ou centre de documentation (en France), pouvez-vous nous raconter une chose que vous avez trouvée particulièrement surprenante, innovante ou enthousiasmante ?

J’aimerais souligner que les bibliothèques et les centres de documentation en France qui ont retenu mon attention, ont de nombreuses activités ouvertes vers les publics : les expositions pour la valorisation des patrimoines, les animations pour les adultes et les enfants, les conférences...etc. J’apprécie beaucoup cette volonté de partager des événements, d’ouvrir les discussions pour réfléchir ensemble sur certains sujets et pour échanger les idées de manière collective. Ce qui est particulièrement surprenant, c’est la présence d’un débat pour les sans-abris ou les immigrants, lié à la fréquentation de ces lieux. Des gens s’engagent afin de trouver une place à certaines idées humanistes. Cela m’impressionne beaucoup et je respecte tous ceux qui réfléchissent sérieusement vers cette dimension politique et sociale.

Au final, que vous aura apporté l'Enssib et votre séjour en France ?

Grâce à l’Enssib, j’ai pu suivre des cours rigoureux et professionnalisant, apprendre des méthodes et des approches scientifiques. J’ai eu des rencontres précieuses, des expériences que je n’aurais jamais vécues dans d’autres lieux. Quant à mon séjour en France, il est délicat de le dire en quelques mots. Mais j’apprends beaucoup à être moi-même avec cette immense diversité. Donc être un être singulier au sein de la diversité.

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