Accès direct :
Par Béatrice MICHEL, le 18 Septembre 2012
Suite à l’adoption de la loi « Lex Google » par le gouvernement allemand visant à obliger les agrégateurs de contenus – dont Google Actualités – à verser des commissions aux journaux dont ils référencent les contenus, les éditeurs de presse français ont décidé de monter eux aussi au créneau et réclament par l’intermédiaire de l'association IPG (Information politique et générale), créée en mai 2012, l’instauration d’une loi permettant une "rémunération équitable" forfaitaire pour les entreprises de presse et les agences dont les contenus sont référencés par le moteur de recherche de Google.
Du côté français, on souhaite donc aller plus loin qu’outre-Rhin où la loi récemment adoptée ne concerne que « Google Actualités » ; c’est le moteur de recherche général qui est ici visé, les entreprises de presse estimant qu’elles doivent être rémunérées pour la matière première qu’elles fournissent au moteur et dont le géant d'internet tire profit par l’intermédiaire de liens sponsorisés. Le rôle de la presse est comparé par IPG à celui de la musique pour les radios, d’où l’idée de créer un régime permettant la rémunération des ayants droit.
Toutefois Google ne l’entend pas de cette oreille et laisse planer la menace d’un déréférencement, ce qui souligne l’interdépendance dans laquelle se trouvent ces différents acteurs de l’information. Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, s’est quant à elle récemment déclarée favorable à l’idée d’une contribution financière des moteurs de recherche.
Pour en savoir plus : Comment la presse française veut faire payer Google, L'Expansion, 12 septembre 2012.

Obey ? Pay !
The classic OBEY sticker swapped for a monopoly banker "PAY" /source : ericskiff pour Flickr, CC-BY-SA 2.0
Pour aller plus loin :

Catégorie : Le monde de l'information, Politiques publiques, Presse et médias
Tags : Taxe Google, projet de loi, moteur de recherche, agrégateurs
Ajouter un commentaire