Création littéraire
Par Pierre Moison, le 02 février 2012
La Cour suprême des États-Unis vient de prouver que l'entrée des oeuvres dans le domaine public n'était pas irrémédiable : au terme d'un imbroglio juridique, elle vient de prononcer le retour dans le régime du copyright d'oeuvres qui étaient déjà tombées dans le domaine public aux Etats-Unis. Les diffuseurs d'oeuvres du domaine public, comme Wikimedia Commons, Wikisource ou Google Books, vont donc devoir retirer des millions d'oeuvres qu'ils avaient rendus accessibles. C'est notamment le cas des derniers écrits de Gandhi, de Gaston Leroux, de Rudyard Kipling, de Sigmund Freud ou de Federico Garcia Lorca.
Lire la suite : Aux USA, des oeuvres sortent du domaine public. Guillaume Champeau. Numerama, 23 janvier 2012

Rythme - 1932 - Robert Delaunay (1885 - 1941). Cette œuvre quitte le domaine public aux États-Unis.
Pour aller plus loin :
- Faut-il respecter le droit en bibliothèque ? Lionel Maurel. BBF, 2011, n° 3, p. 6-10
- Une collection numérique face au défi du droit d’auteur : l’exemple de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Lionel Maurel. Mémoire d'étude DCB. enssib, 2007
Par Anne-Laurence Margérard, le 26 octobre 2011
Shelagh Robinson est psychologue et vit au Québec, elle enseigne dans plusieurs universités du pays. Elle a conçu deux livres pour enfants à lire dans un miroir, la collection Mirror Read.
Ces livres sont au format papier et au format ebook (pour iPad). Le principe est le suivant : seul ou accompagné, l’enfant se positionne devant un miroir et débute la lecture sur support papier ou sur une tablette tactile. « Les études démontrent que lire en mots miroir favorise la croissance du cerveau dans des zones clés non touchées par la lecture normale. » déclare S. Robinson sur son blog.
Ces ouvrages d’un autre genre sont disponibles en français et en anglais.
Ce principe est appelé "lecture de connectivité" : « c’est l’expérience que l’on obtient en lisant des livres en mots miroir que l’on n’obtient pas avec des livres traditionnels. Ce ne sont pas les contes côte à côte que l’on connait tous. La réflexion obtenue dans un grand miroir avec quelqu’un à nos côtés donne une opportunité spéciale de vision et d’interaction avec notre partenaire de lecture, inspirant à des moments de connectivité. »
Lire la suite : Des livres au-delà des ebooks, IDBOOX, 19 octobre 2011
Pour aller plus loin :
- L'ebook a 40 ans (1971-2011), Marie Lebert, Project Gutenberg News, 2011
- Panorama de la bibliothèque 3.0, Florence Tisserand, Florence, 2011
Par Béatrice Michel, le 18 octobre 2011
Delitoon propose depuis mai 2011 aux lecteurs et aux créateurs de bandes dessinées numériques une plateforme innovante de diffusion.
Financée par la publicité, cette adaptation française du concept coréen de "webtoon" offre un accès gratuit à des œuvres graphiques adaptées à l’environnement internet classique ne nécessitant par l’emploi d’un reader spécifique. En effet, le format "webtoon" offre un confort de lecture inédit, grâce à la fonction "scrolling" : les cases défilent de haut en bas de manière fluide, et non pas dans une logique « case à case ».
Didier Borg, le fondateur de Delitoon, a également fait le pari de la création publiée sous forme de séries : sur le modèle de la chaîne de télévision, le site diffuse des épisodes en ligne, créant ainsi des rendez-vous de lecture, mais aussi offrant un espace d’échanges, de commentaires et de création pour les lecteurs et pour les auteurs. Si Delitoon ne se positionne pas en tant qu’éditeur, le site se propose tout de même d’accompagner et de valoriser les auteurs dans leur création, l’espace "repérage" étant conçu comme un outil de découverte pour les lecteurs mais aussi pour les éditeurs.
Pour en savoir plus : Delitoon, la bd en ligne à suivre, Dominique Bry, Médiapart, 17 octobre 2011.
Mémel et Kwamba le Making of pour Delitoon par delitoon
Pour aller plus loin :
- La bande dessinée numérique en perspective. Production, diffusion et conservation, Arnaud Bauer, Julien Falgas, Catherine Feyrrerole, table ronde organisée à l'enssib par les élèves DCB 20, 12 mai 2011.
- Rapport d'information fait au nom de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication sur la création dans le monde numérique, Jacques Legendre, rapport au Sénat, 4 mars 2011.
Par Christelle Di Pietro, le 10 octobre 2011
Hathi Trust, la deuxième plus grande bibliothèque numérique derrière Google Books - plus de neuf millions de volumes numérisés - vient d'être assignée en justice par une association du Royaume-Uni représentant 50000 auteurs, ainsi que par les associations des écrivains canadiens, norvégiens et suédois. Les universités américaines en charge du consortium (en particulier l'université du Michigan et celle de Californie) sont accusées d'avoir numérisé (en collaboration avec Google) et autorisé les téléchargements d'oeuvres orphelines sans avoir réellement cherché à retrouver les auteurs et ayants droit.
Alors que plusieurs universités américaines, y compris Harvard, Princeton, et Stanford, ont participé au programme de numérisation de la bibliothèque virtuelle de Google, la plupart ne permettent que la numérisation des livres qui appartiennent au domaine public. Seules les universités du Michigan et de la Californie auraient permis à Google de numériser des livres protégés par des droits d'auteurs. Ce sont quelque 7 millions de volumes qui seraient concernés.
Lire la suite : U.K. Society Representing 50,000 Book Authors, Along With Canadian, Norwegian, and Swedish Writers' Unions, Joins Literary Property Rights Suit Against HathiTrust and Five U.S. Universities, PR Newswire, 7 ocotbre 2011.

Public Domain Treasure Hunter / blog de Debra Conrad.
Pour aller plus loin :
- Commission sur les oeuvres orphelines : rapport, Sophie-Justine Liber, Jean Martin, Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (France), mars 2008.
- Numérisation et oeuvres orphelines, Samuel Lespets, mémoire d'étude DCB, enssib 2010.
Par Pierre Moison, le 29 septembre 2011
Afin de faire connaître aux acteurs du livre les implications de la nouvelle circulaire sur les revenus des artistes auteurs signée en février 2011, l’Agence régionale du livre Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Centre national du livre, la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse, la Fédération interrégionale du livre et de la lecture et la Société des gens de lettres ont réalisé un guide pratique sur la rémunération des auteurs. Ce guide présente les différentes collaborations qui peuvent se nouer entre un auteur et un organisateur de manifestation, et explicite les types de rémunération correspondants.
Lire la suite : Comment rémunérer les auteurs? Fédération interrégionale du livre et de la lecture, 27 septembre 2011

© Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d’Azur
Pour aller plus loin :
- La place de l'auteur dans les manifestations du livre. Françoise Legendre. BBF, 2009, n° 2
- Le public des manifestations orales de la Bpi : Étude par entretiens et par questionnaire. Jean Chaguiboff, Sophie Ohnheiser. Bibliothèque publique d'information, 2009
Par Claire Margaron, le 08 septembre 2011
Quand on sait que 75% des français n’achètent quasi pas de livres (entre 0 et 4 livres par an d’après le Centre National du Livre – chiffres 2009), la rentrée littéraire, qui pour certains ne semble qu’un évènement littéraire médiatique de plus quand d’autres la considèrent comme un véritable «gâchis littéraire», a finalement son intérêt particulièrement en direction du lecteur occasionnel qui pourra trouver là un guide dans la pléthorique production littéraire. Ici encore l’expertise autour des prix littéraires est salvatrice pour aider le lecteur intérimaire à choisir son livre de l’année. Et cette année, ce ne sont pas moins de 645 nouveautés qui sont offertes au choix de tous les lecteurs.
Lire la suite : La rentrée littéraire, ça sert à quoi?, Le Cercle Les Echos, 6 septembre 2011
Une rentrée littéraire 2011 par Mediapart
Pour aller plus loin :
- Le livre et son miroir : la publicité du livre, Françoise Salamand, BBF, 1981, n° 6, p. 331-338
- Achat et emprunt de livres : Concurrence ou complémentarité ?, Hervé Renard, BBF, 1995, n° 5, p. 26-34
Par Pierre Moison, le 21 juillet 2011
Les professionnels du livre du Languedoc-Roussillon, accompagnés par Languedoc-Roussillon livre et lecture, ont rédigé une Charte des manifestations littéraires qui propose aux organisateurs de manifestations littéraires un ensemble de règles déontologiques. Exigence artistique, soucis d'ouverture et de médiation culturelle et respect de tous les acteurs du livre sont quelques-uns des principes auxquels le plus grand nombre de professionnels est invité à adhérer.
Lire la suite : Charte des manifestations littéraires en Languedoc-Roussillon. Languedoc-Roussillon livre et lecture, juillet 2011

Pour aller plus loin :
- La place de l'auteur dans les manifestations du livre. Françoise Legendre. BBF, 2009, n° 2
- Le public des manifestations orales de la Bpi : Étude par entretiens et par questionnaire. Jean Chaguiboff, Sophie Ohnheiser. Bibliothèque publique d'information, 2009
Par Béatrice Michel, le 31 mai 2011
Samedi 28 mai, dans le cadre du festival Lyon BD, 111 dessinateurs et 11 scénaristes relevaient un défi un peu fou : réaliser en 24h la plus longue bande dessinée du monde. Et le succès fut au rendez-vous !
Longue de 1012 mètres, pesant près de 800 kg, cette longue bande s’est déroulée de manière éphémère sur les berges du Rhône, racontant l’histoire sans paroles d’une sorte de Tarzan projeté dans un monde futuriste et redécouvrant les techniques utilisées par les hommes au fil des siècles pour se représenter.
Les Lyonnais n'ont eu que peu de temps pour célébrer leur victoire, le soir même l’exposition était démontée et les planches numérisées.
Cet événement, organisé conjointement par l’école Emile Cohl, l’ECAM (Ecole Catholique d’Arts et Métiers), l’Ecole Centrale de Lyon et le festival Lyon BD, lançait le off de l’édition 2011 du festival qui se tient jusqu'au 30 juin.
Pour en savoir plus : Record à Lyon : la plus longue BD du monde, Fanny Espargillière, Bibliobs, 30 mai 2011.
Pour aller plus loin :
- La bande dessinée numérique en perspective. Table ronde organisée à l'enssib par les DCB 20, le 12 mai 2011.
- Le manga en bibliothèque publique, BBF, 2010, n°3.
Par Anne-Laurence Margérard, le 31 mai 2011
Le concours du livre numérique mené dans le cadre de la manifestation A vous de lire (brève du 16 mars 2011) a publié ses résultats, dix lauréats ont été primés sur 160 participants :
Bernard SAXEL pour sa nouvelle « Faux et usage de Faux »,
Marie-Lorraine WEISS pour sa nouvelle « L’inéluctable étreinte des limbes hypnotiques »,
Thierry GALLIER pour sa nouvelle « Métro de nuit »,
Sébastien CLARAC pour sa nouvelle « L’Anneau de Seth »,
Corinne FUCHS pour sa nouvelle « Du renard au loup »,
Claire BERTHOMIEU pour sa nouvelle « Joue avec moi »,
Irène DELCOURT pour sa nouvelle « La-terre-aux-fous »,
Baptiste COULY pour sa nouvelle « Le caporal Holz »,
Nicolas CANLER pour sa nouvelle « Le festin »,
Emilio SCIARRINO pour sa nouvelle « Madame Klein ».
Les lauréats du concours ont reçu un FnacBook, offert par la FNAC.
Le livre numérique compilant les textes primés paraîtra en juin et une version papier sera publiée en septembre aux éditions Ex Aequo.
Lire la suite : Résultats du concours Le ebook c’est fantastique, avousdelire.fr, 28 mai 2011 A vous de lire 2011 : Les 10 lauréats du Prix du livre numérique, BookNode, 29 mai 2011
Pour aller plus loin :
- Aide à la création littéraire et aux auteurs, Centre national du livre, 1980
- Les bibliothèques jeunesse et la création littéraire : soutien à la création ou aide à la production ?, Véronique Soulé, BBF, 2002
Par Anne-Laurence Margérard, le 25 mars 2011
La licence Édition Équitable vise à promouvoir les droits des lecteurs et lectrices et présente également le rôle de l’éditeur.
Cette licence propose de créer "entre lecteur et éditeur un contrat équitable et durable", en excluant pour ce dernier le recours aux DRM (verrous numériques) afin de garantir au lecteur certaines facultés essentielles : le droit de lire sur les supports de son choix (interopérabilité), le droit de copier sur des supports personnels (copie privée), le droit de changer de format, le droit de copier des extraits ou le droit de faire circuler dans un cercle de proximité.
Les principes exposés sont soumis à une rédaction collective des éditeurs (de livres ou d’autres supports) qui souhaitent s’engager dans cette voie.
Lire la suite : C&F Editions lance la licence Edition Equitable, Clément Monjou, Ebouquin, 19 mars 2011 & Licence Edition Equitable : vers des archives ouvertes de la création ?, Calimaq, SILex, 21 mars 2011

Texte de la licence Edition Equitable disponible sur http://edition-equitable.org
Pour aller plus loin :
- Creative Commons en bibliothèque : Vers une alternative juridique ?, Lionel Maurel, BBF, 2007
- Développement et usage des archives ouvertes en France, Hélène Prost, Joachim Schöpfel, rapport GERIICO, 2010
Catégorie de brève
Nuage de tags
Accès par date
Archives par mois
- Octobre 2009 (6)
- Novembre 2009 (18)
- Décembre 2009 (11)
- Janvier 2010 (17)
- Février 2010 (24)
- Mars 2010 (41)
- Avril 2010 (34)
- Mai 2010 (22)
- Juin 2010 (29)
- Juillet 2010 (23)
- Août 2010 (20)
- Septembre 2010 (25)
- Octobre 2010 (28)
- Novembre 2010 (24)
- Décembre 2010 (20)
- Janvier 2011 (21)
- Février 2011 (25)
- Mars 2011 (31)
- Avril 2011 (23)
- Mai 2011 (26)
- Juin 2011 (25)
- Juillet 2011 (17)
- Août 2011 (13)
- Septembre 2011 (24)
- Octobre 2011 (21)
- Novembre 2011 (20)
- Décembre 2011 (17)
- Janvier 2012 (23)
- Février 2012 (8)



Toutes les brèves