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Libraires et éditeurs

Par Christelle Di Pietro, le 08 février 2012

60 000 livres sont publiés chaque année en France, tandis que les Français vont moins en moins en librairie. Or, un lecteur a souvent besoin de conseils personnalisés pour faire ses choix. Pour remédier à ce paradoxe, le libraire lyonnais Decitre lance Entrée Livre, un site communautaire « qui place la recommandation de lecture au cœur des échanges, pour permettre à chaque lecteur de trouver le bon livre, au bon moment ».
Le site a vocation à rassembler différents acteurs : auteurs, lecteurs, libraires, éditeurs, bibliothécaires ou simples curieux en quête de bons conseils.

Lire la suite : Decitre lance un site de recommandations de lecture, Lyon Info, 3 février 2012.

http://www.enssib.fr/node/add/breve

Pour aller plus loin :

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Par Christelle Di Pietro, le 30 janvier 2012

La réglementation sur le prix unique du livre, initialement proposée depuis 2004, vient d'être reprise par les Chambres fédérales suisses contre l'avis du gouvernement. Ce dernier y voyait une atteinte au libre marché et doutait qu'elle permette de maintenir une large offre et l'accès du plus grand nombre aux livres. Le Conseil fédéral a d'ailleurs refusé en 2007 de réintroduire le prix unique qui prévalait auparavant en Suisse alémanique.
Si l'avis du Conseil fédéral reste le même qu'auparavant, la loi l'oblige à défendre la position du Parlement. Les opinions sont partagées et il reviendra au peuple de trancher le 11 mars. Dans les arguments en faveur de la nouvelle loi : permettre aux petits libraires de survivre face à la concurrence des casseurs de prix. La loi prévoit aussi que les remises pour les bibliothèques soient plafonnées à 5%.

Lire la suite : Le Conseil fédéral soutient le prix unique du livre, TSRinfo, 24 janvier 2012.

Affiche du crl midi-pyrenées sur le prix unique du livre
Campagne 2008 du CRL et de la Région Midi-Pyrénées sur la promotion du prix unique du livre et des libraires indépendants.

Pour aller plus loin :

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Par Béatrice Michel, le 25 janvier 2012

A la veille de l’ouverture du 39e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, le MOTif publie des résultats de son étude sur l’offre numérique illégale des livres français sur internet en 2011. On y apprend que la catégorie éditoriale la plus piratée sur internet est la bande dessinée. Mathias Daval un des auteurs de cette étude, estime que "35.000 à 40.000 titres de BD [sont] piratés dont 8.000 à 10.000 réellement accessibles, avec des liens de téléchargement et des sources peer-to-peer actifs, à la portée d'un internaute moyennement averti ".
Les pirates qui scannent avec soin les BD avant de les mettre en ligne sous forme de fichiers numérisés de grande qualité sont souvent organisés en "team" ; ce sont pour la plupart des passionnés du genre qui ne trouvent pas leur compte dans l’offre numérique légale actuelle et qui vont jusqu’à traduire certains titres de mangas japonais quand ces derniers ne disposent pas d’une édition en français.
Curieusement, l’étude montre que ce ne sont pas les nouveautés qui sont les plus piratées mais les best-sellers des deux dernières années. Le MOTif indique que : "plus de deux BD piratées sur trois datent de moins de dix ans".
Les auteurs de l’étude soulignent enfin que "29 soit 58 % des 50 titres du panel de best-sellers ne disposent pas d’une offre numérique légale sur l’une des trois principales plates-formes de distribution (AveComics, Digibidi, Izneo)."

Lire la suite : La BD numérique fortement touchée par le piratage, Florent Taillandier, Cnet France, 24 janvier 2012.

Comics
When he was a boy / Tojosan pour Flickr / CC-by-SA 2.0

Pour aller plus loin :

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Par Béatrice Michel, le 17 janvier 2012

Le portail 1001libraires.com, lancé en avril 2011, avec pour objectif de permettre aux libraires indépendants de vendre des livres sur internet, a connu des heures sombres cet été, frôlant de près la faillite, notamment à cause de divers problèmes techniques. Le centre logistique a fermé et quatre des sept salariés que comptait l’entreprise ont dû être licenciés. A l’issue d’une assemblée générale qui s’est tenue le 11 janvier 2011, Mathieu de Montchalin, patron de la librairie l'Armitière à Rouen et président du Syndicat de la librairie française a été nommé président de la société, succédant ainsi à Christian Thorel. Un nouveau prestataire a également été choisi pour reprendre en charge la plateforme informatique et logistique du site : il s’agit du groupe Gibert Joseph qui dispose d’une grande expérience en la matière.
L’ambition du portail a été revue à la baisse : certaines options proposées aux libraires ont été supprimées et la logistique pourra être sous-traitée à Gibert Joseph.
Une nouvelle plateforme devrait voir le jour à la rentrée littéraire de septembre 2012, fédérant sur son site internet une centaine de libraires (30 seulement le sont aujourd’hui) et proposant 700 librairies dans sa base de géolocalisation. 500.000 euros doivent cependant être réunis avant le 15 février 2012 pour assurer le financement de cette relance.

Lire la suite : Les libraires relancent leur portail 1001libraires.com, Anne Feitz, Les Echos.fr, 13 janvier 2011.

1001libraires.com

Pour aller plus loin :

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Par Claire Margaron, le 13 janvier 2012

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand vient de lancer la mission annoncée fin 2011 sur l'avenir de la librairie, qu’il a confié à une commission de six personnalités. Parmi les membres de celle-ci, on trouve les libraires Matthieu de Montchalin et Colette Kerber, l’éditrice Teresa Cremisi, ainsi que l’écrivain Alexandre Jardin. Ils seront accompagnés de Bruno Parent, inspecteur général des finances et de Marc Sanson, conseiller d’Etat, et devront réfléchir à l’ensemble des problématiques liées à l’accroissement des charges de la librairie et aux incidences des nouveaux modèles de diffusion des livres, notamment par les réseaux numériques. Des propositions innovantes à court et moyen terme sont attendues  pour la fin du premier trimestre 2012, au moment où le taux de TVA réduite sur le livre doit passer de 5,5% à 7% au 1er avril 2012.


Lire la suite : Une mission lancée pour l’avenir de la librairie, La Croix, 12 janvier 2012


Photo du profil FB de" Les Blogs de Lecture soutiennent leur Libraire" (voir aussi le site Les livres de George)


Pour aller plus loin :

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Par Anne-Laurence Margérard, le 11 janvier 2012

Hachette Livre a signé avec la société américaine de surveillance du web Attributor un contrat visant à lutter contre le piratage des livres publiés par les différentes maisons d’édition  françaises du Groupe, que ce soit par numérisation « sauvage » d’exemplaires imprimés ou par téléchargement illégal de leurs e-books. Hachette Livre est le premier groupe d’édition français à faire appel à ce type de prestataire. Cette initiative procède de sa volonté de protéger ses actifs et les intérêts de ses auteurs à l’heure où la lecture sur tablettes numériques se généralise.

La société Attributor, spécialisée dans le « Big data », c'est-à-dire le tri et l’analyse des données transitant par internet, est devenue le leader mondial de la chasse aux pirates de livres numériques, que ceux-ci opèrent en « peer to peer » ou en téléchargeant depuis des plateformes de stockage (DDL). Elle repère les infractions concernant les titres qu’elle surveille par un balayage automatisé du web et une technologie d’identification sophistiquée des titres comme des sites indélicats. A ces outils s’ajoute un processus de vérification manuelle 24 heures sur 24.

Lire la suite : Hachette Livre signe avec Attributor pour lutter contre le piratage, Myriam Simonneaux, Communiqué de presse Hachette Livre, 15 décembre 2011 & La milice privée d’Hachette Livre, Fabien Soyez, OWNI, 5 janvier 2011

French ship under atack by barbary pirates.jpgFrench ship under atack by barbary pirates, Wikimedia commons

Pour aller plus loin :

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Par Christelle Di Pietro, le 02 janvier 2012

La dernière libraire "indépendante" d'Afrique du Sud  - elle appartient depuis son ouverture à Media24, le plus grand groupe de presse du pays - vient d'annoncer sa prochaine fermeture. Ouverte en 2000 près des principales universités de Johannesburg, elle n'a jamais été rentable et aucun racheteur n'a été trouvé. Dans ce pays de 50 millions d’habitants, seul un pour cent de la population achète des livres autres que la Bible ou des ouvrages scolaires. Aux prix prohibitifs (11 euros pour un livre de poche pour un salaire moyen de 800 euros) s'ajoute un grave problème d'illettrisme, hérité de l'apartheid. La médiocrité du système éducatif actuel est aussi mise en cause. Quant aux Blancs, leur lecture favorite demeure la Bible.
« La plupart des titres ne se vendent qu'à un millier d'exemplaires. Les éditeurs font des petits tirages, cela fait monter les prix », observe Beth Le Roux à l'université de Pretoria. Cette dernière cite aussi la TVA à 14% et le coût du transport pour les produits importés. « Pour faire partie des best-sellers, il ne faut vendre que quelques milliers d'exemplaires ici. Trois mille semble déjà formidable ».
Seules quelques succursales de la chaîne Exclusive Books subsistent encore dans les grandes villes.

Lire la suite :La seule vraie librairie d’Afrique du Sud ferme ses portes, La Tribune de Genève, 27 décembre 2011.


Boekehuis: The final chapter  / MGOnline - 12 décembre 2011

Pour aller plus loin :

  • Où va le livre en Afrique ? [critique], Claudine Belayche, Bulletin des Bibliothèques de France, 6 : Liberté de l'information, enssib 2004.
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Par Claire Margaron, le 21 décembre 2011

C’est avec le lancement cet été de la nouvelle mouture du moteur de recherche de Google, Google Panda, que les difficultés de Bibliosurf, librairie en ligne fondée par le libraire Bernard Strainchamps, se sont amplifiées en affaiblissant la visibilité de l'entreprise.
Elles n’ont cessé de se confirmer, malgré le lancement cet automne d’Ebooksurf.com, sa petite sœur, ainsi que d’une pétition demandant l’interopérabilité de toutes les liseuses (afin que le client ne soit pas captif d’un seul système) et "une égalité de traitement sur le plan fiscal" de tous les acteurs opérant sur le marché français, rappelant qu’Amazon et Apple, basées au Luxembourg, "ne reversent même pas la TVA à l’Etat français, bénéficiant d’une exonération jusqu’en 2015" pour les ventes de livres numériques.
Bibliosurf, entièrement dédiée au numérique, reposait pourtant sur une idée originale qui « greffait de la vente sur un site de médiation, en croisant présentation des éditeurs, avis de lecteurs et articles repérés sur le Net ». La librairie en ligne et tout son contenu de médiation, interviews, critiques et revues de presse, disparaîtront donc des écrans le 29 décembre 2011. Son fondateur va poursuivre son activité de médiation pour le site Feedbooks.com.

Lire la suite : Bibliosurf, librairie en ligne tuée par Amazon, Google et autres, Rue89, 14 décembre 2011


Bibliosurf a 3 ans - novembre 2009 / par Bibliosurf

Pour aller plus loin :

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Par Pierre Moison, le 16 décembre 2011

La plateforme de bande-dessinée numérique Iznéo diffuse depuis 2010 les principaux éditeurs de la bande-dessinée franco-belge en streaming. Depuis cette semaine, elle propose une offre d’abonnement mensuel qui permet de lire 15 albums durant 30 jours. Les abonnements peuvent être souscrits directement sur le site mais également via les librairies en ligne. Cette nouvelle formule  est réservée aux particuliers et ne s'applique pas aux bibliothèques, qui bénéficient déjà depuis juin 2011 d'une offre d'abonnement spécifique.

Lire la suite : Izneo lance une formule d’abonnement. Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées, le 15 décembre 2011

Pour aller plus loin :

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Par Claire Margaron, le 16 décembre 2011

A l’heure où le marché du numérique explose en France, les éditeurs tentent un principe de précaution en imposant aux auteurs et illustrateurs un accord-cadre les obligeant à céder sans négociations possibles leurs droits numériques sur les œuvres futures.
Des associations comme Le Grill (qui regroupe des illustrateurs, des dessinateurs de BD et des scénaristes) ou La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse (avec plus de 1000 adhérents) s'indignent de ce «contrat unilatéral» contraire aux intérêts des auteurs. Cette dernière vient de publier un communiqué « Préservons les relations auteurs-éditeurs » dans lequel elle rappelle la nécessaire relation cordiale entre éditeurs et auteurs : « Nous appelons les éditeurs à être vigilants : il n'est dans l'intérêt de personne de briser une cordialité et un respect qui devraient être la norme. »

Lire la suite : Livres jeunesse : que cache le chantage de Milan Presse ? Rue89, 12 décembre 2011


A
ffiche réalisée par les Défricheurs Dufriche à l'occasion du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil
 

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