Québec
Par Christelle Di Pietro, le 06 juin 2011
Marie-Hélène Parent, bibliothécaire en chef de la bibliothèque de Sainte-Julie (au nord-est de Montréal, Québec), relate de façon détaillée dans le dernier numéro de la revue Argus l'expérience du prêt de liseuses conduite depuis l'automne 2009. Le choix matériel s'est porté sur le Sony Reader après comparaison avec le Kindle et le Cybook et les formalités de prêts ont été réduites : pas de caution, un prêt initial de trois semaines. Les ouvrages proposés mêlent littérature classique du domaine public et fiction populaire contemporaine. Ce nouvel équipement a rencontré une franche curiosité, mais le bilan est mitigé : si la plupart des usagers interrogés l'emmèneraient en vacances, ils préfèrent le livre imprimé. Les principaux reproches adressés à la liseuse sont la lourdeur de l’appareil, le manque de visibilité à l’écran, le manque de couleur ainsi que la faible autonomie. Du point de vue des bibliothécaires, la gestion des formats, la faible capacité de l'appareil et la médiocre ergonomie de lecture (notamment des ouvrages libres de droit) posent problème. Marie-Hélène Parent conclut en conséquence sur le nécessaire développement du prêt de livres numériques et chronodégradables.
Lire la suite : Petite histoire du prêt d’une liseuse à la bibliothèque municipale de Sainte-Julie, Argus, la revue québécoise des professionnels de l'information documentaire, juin 2011.
Sony Reader Touch Edition PRS 600 Video Review / MobileTechReview août 2009
Pour aller plus loin :
- L'impact du développement de l'e-book sur l'organisation des bibliothèques et le métier de bibliothécaire, Tiphaine Gauquelin, Mémoire de Master 2 Littératures parcours Métiers des Bibliothèques, Université Stendhal Grenoble 3, mai 2011.
- Le livre, de l'imprimé au numérique, Marie Lebert, NEF, Université de Toronto, 2010.
Par Anne-Laurence Margérard, le 21 février 2011
Un récent sondage CEFRIO, traitant de l’utilisation et des usages d’Internet auprès de la population québécoise, montre que les plus de 55 ans ont adopté l’encre électronique et les tablettes de lecture.
"L’iPad notamment attire leur attention, ils assimilent assez vite les fonctions principales, et surtout ça les fait rire !" (un iPad, une Wii, une Web Cam et des seniors, IDBOOKS du 21 février 2011). 71 % des 55 ans et plus lisent des nouvelles en ligne sur une base régulière. De ce nombre, 21 % des répondants au sondage disent préférer lire leurs nouvelles en ligne que dans les médias traditionnels...
Lire le rapport : génération@, portrait de l'utilisation d'internet et de l'ordinateur par les aînés internautes du Québec, CEFRIO, 16 février 2011
Retour vers le futur, Cyberpresse, 16 février 2011
Pour aller plus loin :
- Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique : Éléments de synthèse 1997-2008, Olivier Donnat, 2009
- L'offre de services en direction des personnes âgées empêchées : l'exemple de la bibliothèque municipale de Lyon, Aurélia Lucido El Harrag, mémoire d'étude DCB, enssib, 2005
Par Christelle Di Pietro, le 27 janvier 2011
Fin 2010, les oeuvres d'Albert Camus ont été mises en ligne (en format word, rtf ou pdf) sur la bibliothèque numérique "Les Classiques des sciences sociales", développée en coopération avec l'Université du Québec à Chicoutimi (au nord de la Province). Au Canada, tout livre tombe dans le domaine public 50 ans après le décès de l'auteur et Camus est mort en 1960. Or en France, la législation porte à 70 ans ce même délai (article L123-1 du Code de la propriété intellectuelle), rendant illégale la reproduction intégrale de l'oeuvre de Camus en France.
Le sociologue Jean-Marie Tremblay, fondateur de la bibliothèque des Classiques explique que demande est faite aux internautes de respecter la loi du droit d'auteur de leur pays : "Les Classiques des sciences sociales s'adressent au public québécois et canadien."
Lire la suite : Albert Camus en téléchargement gratuit au Québec, Livres Hebdo, 26 janvier 2011.

Wikilivres, une autre bibliothèque numérique canadienne qui reproduit des ouvrages d'auteurs français tombés dans le domaine public canadien.
Pour aller plus loin :
- Une collection numérique face au défi du droit d’auteur : l’exemple de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Lionel Maurel, mémoire d'étude DCB, enssib 2007.
- Le Droit d'auteur en usage en Europe, Pierre Astier, Laure Pécher, Le MOTif, octobre 2010.
Par Christelle Di Pietro, le 12 janvier 2011
Des organisations des milieux culturel et éducatif lancent un appel public à la numérisation du patrimoine culturel québécois afin de le préserver et d'assurer sa disponibilité sur le Web. La Société des musées québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, de même que 18 organismes ont lancé cet appel à la numérisation du patrimoine culturel, hier, en invitant la population du Québec à adhérer à leur mouvement.
Une enquête réalisée en 2009 a permis de constater que seulement 6 % du patrimoine culturel du Québec était numérisé. Dans les musées seulement, la numérisation du patrimoine atteint 8 %, alors que c'est à peine 2 % dans les archives et les bibliothèques, a précisé de son côté Françoise Simard, directrice du Réseau Info-Muse.
Lire la suite : Les Québécois sont invités à appuyer la numérisation du patrimoine culturel, Le Devoir, 11 janvier 2011.
Estrie. Un des 100 ponts couverts du Québec. Construit en 1893 au-dessus de la rivière Au Saumon, base de données "Cartes postales" de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
Pour aller plus loin :
- Une collection numérique face au défi du droit d’auteur : l’exemple de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Lionel Maurel, mémoire d'étude DCB, janvier 2007.
- La numérisation du patrimoine documentaire québécois : des textes, des images, des sons, des livres d'artistes sur le Web, Suzanne Ledoux, enssib 1999.
Par Christelle Di Pietro, le 15 octobre 2010
La 12e Semaine des bibliothèques publiques du Québec se déroulera du samedi 16 au samedi 23 octobre. Cette année, ce sont les jeunes de 12 à 25 ans et leurs parents qui sont visés. L’an dernier, la Semaine des bibliothèques publiques avait attiré 40000 participants grâce à 532 activités organisées dans tout le Québec. Le support de la manifestion est un site web : www.prendsunrisque.com, un univers conçu spécialement à l’intention des 12-25 ans. On y trouve une vidéo Web interactive à laquelle les jeunes sont invités à participer activement, en devenant les héros d’une aventure de Patrick Senécal, écrivain parrain de l'opération. Deux personnages, le héros et le cobaye, devront réussir cinq épreuves pour obtenir leur carte de bibliothèque.
En 2008, 33,38 % de la population québécoise était abonnée à une bibliothèque publique pour 21 millions d'entrées, autant que la fréquentation du cinéma.
Lire la suite : La 12e Semaine des bibliothèques publiques Du 16 au 23 octobre 2010, Communiqué du réseau des bibliothèque publique du Québec.
Pour aller plus loin :
- Le rôle stratégique de la communication externe en bibliothèque universitaire, Sabrina Granger, mémoire d'étude DCB, enssib janvier 2009.
- L'Animation en bibliothèque en France et au Québec, Damien Belvèze, mémoire d'étude DCB, enssib 2004.
Par Christelle Di Pietro, le 11 mai 2010
La Ville de Montréal a annoncé hier le lancement de SOS DEVOIRS. Ce nouveau service en ligne sur le portail web des bibliothèques publiques de Montréal est un outil d'aide aux devoirs auprès des jeunes de 6 à 12 ans.
La zone SOS DEVOIRS est un lieu d'accompagnement et de consolidation des apprentissages qui propose un riche répertoire comprenant près d'une centaine de sujets de recherche. Des sujets qui ont été choisis en fonction des thématiques du programme scolaire. Il permet aussi aux jeunes de s'entraider en clavardant de façon sécuritaire et modérée, à l'heure des devoirs, entre 16 h et 17 h.
Lire la suite : Lancement de SOS DEVOIRS sur le portail web des bibliothèques publiques de Montréal, communiqué de la Ville de Montréal, 10 mai 2010.
Pour aller plus loin :
- Le rôle social des bibliothèques : Quels terrains d’action et stratégies d’alliances pour la réduction des inégalités d’accès au savoir ?, Fabrice Chambon, mémoire de fin d'étude du diplôme de conservateur, enssib, janvier 2010.
- Offre et réseaux virtuels pour la jeunesse : distance et proximité, Thomas Chaimbault, Intervention dans le cadre de la journée d'étude "De la Ruche à la BMVR : petites et grandes structures, quelles offres pour les publics enfants et jeunes ?", BMVR de Toulouse, septembre 2008.
Par Héloïse Courty, le 04 mars 2010
Les librairies indépendantes du Québec (LIQ) se positionnent aujourd’hui au cœur de la révolution numérique. Elles offrent dorénavant une large sélection de livres numériques québécois sur le site transactionnel www.livresquebecois.com, l’unique portail dédié à la littérature d’ici. Le résultat est le fruit d’une entente avec les éditeurs présents dans l’entrepôt ANEL-De Marque.
Lire la suite : Les librairies indépendantes prennent le virage du livre numérique, La Nouvelle, 2 mars 2010.
Page d'accueil de LivresQuébécois.com
Pour aller plus loin :
- L'avenir de la librairie, Bulletin des Bibliothèques de France n°3 Les bibliothèques au rapport, enssib 2009.
- Le livre en danger ? Un enjeu pour la coopération interprofessionnelle, Carine Bardeaux, Mémoire d'étude DCB, enssib 2008.
Par Christelle Di Pietro, le 10 février 2010
Les débats, comme les chats, ont plusieurs vies. Celui sur l'imposition d'un prix unique sur les livres, qu'on aurait pu croire mort et enterré il y a 10 ans, est en train de renaître. Une idée simple, mais pas convaincante.
L'initiative vient cette fois de l'Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française. L'ADELF veut favoriser «le maintien d'un réseau de librairies diversifié et dense» - en particulier des petits commerces, ici et en région.
Lire la suite : Le mirage du livre à prix unique, Cyberpresse.ca, 8 février 2010
source : "stack of books, Ballard, Seattle, Washington"
Creative Commons Attribution 2.5 License by Wonderlane/Flickr
Pour aller plus loin :
- Rapport de la Mission de réflexion sur la Librairie indépendante, Antoine Gallimard, Ministère de la Culture et de la Communication 2007.
Par Christelle Di Pietro, le 12 novembre 2009
Près de la moitié des Québécois fréquentent une bibliothèque ou y sont abonnés. Ils en sont généralement très satisfaits, mais estiment qu’elles devraient améliorer certains services, comme les collections de DVD et CD, les postes Internet et les services à distance. Ces constatations ressortent d’un sondage Léger marketing mené pour la Table de concertation des bibliothèques québécoises et qui a été présenté mercredi à la presse.
Plus précisément, ce sont 43 pour cent des Québécois qui sont abonnés à une bibliothèque ou qui en fréquentent une. Et 82 pour cent d’entre eux ont fréquenté une bibliothèque publique au cours des 12 derniers mois. Un sur quatre, soit 26 pour cent, y va entre cinq et 11 fois par année.
Lire la suite : Sondage Léger marketing : les Québécois apprécient leurs bibliothèques, Métro Montréal, 11 novembre 2009.
La Grande Bibliothèque du Québec à Montréal (source : Montrealais on wikipedia/CC-By-SA3.0)
Pour aller plus loin :
- Trois vidéothèques du centre ville de Montréal : concurrences et complémentarités, Bernadette Vincent, mémoire d’étude DCB, enssib 2005.
- Les bibliothèques publiques du Québec face à la diversité culturelle, Amélia Laurenceau, mémoire d’étude DCB, enssib 2005.
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