En attendant l'ouverture des portes de l'Albatros

Par Lucien Suel, le 06 Mars 2012

En attendant l'ouverture des portes – Albatros de verre et d'acier – la file d'attente se reflète dans les parois transparentes - reflets – reflets des reflets – Les images de l'extérieur se mêlent aux rayons de livres, caressent les dos, les tranches. Non, ce n'est pas un film protecteur virtuel. On a vraiment l’impression (!) que la ville se trouve à l'intérieur de la médiathèque. De l'autre côté de l'agora, le long du trottoir en face, les silhouettes hors de la caverne se reflètent dans la façade (eau+sable) : Cinéma REX (latin retrouvé) désaffecté abandonné tagué, grand espace libre, camionnette Emmaüs garée devant l'auto-école, tabac à la civette, agence immobilière, boulangerie fermée, banque Crédit du nord. La façade de la médiathèque présente à la fois une certaine stabilité (trottoirs, maisons, magasins) et un réel mouvement (voitures, piétons, cyclistes, oiseaux) comme si un film (décors et personnages) était projeté sur le bâtiment. Une poétique du monde traverse les parois. Bientôt, les lecthabitants franchiront le passage, arpenteront un monde de papier vivant de chaque côté des ruelles, livres entassés, classés dans des immeubles d'étagères, des casiers studios, des bacs et des rayons peuplés d'ouvrages, des rangées et des piles... Rêves et savoirs accumulés.

À suivre...

Tags carnet de voyage : Lucien Suel, Armentières, médiathèque l'Albatros

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