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Des tablettes et des liseuses sont mises à la disposition du public à la bibliothèque de Berchem-Ste-Agathe. Une première à Bruxelles !
La bibliothécaire responsable, Laurence Duhin, est à l’origine de l’initiative. “J’avais appris que la bibliothèque de Rennes avait mis sur pied un tel salon. A priori, nous ne sommes pas dans un secteur à la pointe mais je n’avais pas envie qu’on loupe ce train. On avait une carte à jouer en faisant découvrir ces nouveaux outils..”
Les usagers pourront manipuler ces objets de façon libre, loin de toute pression commerciale et avec l’aide, si nécessaire, des bibliothécaires.
“Dans un commerce, il y a une pression pour acheter le produit. Ici, les gens testeront tablettes et liseuses sans pression aucune. C’est important car ces outils qui commencent à être connus du grand public restent malgré tout onéreux et certains usagers n’ont jamais eu l’occasion de les manipuler.”
Pour l’heure, la bibliothèque dispose de deux tablettes et autant de liseuses. “Il y a plus de 180 livres préinstallés dans les liseuses, surtout des romans de tous genres. Les livres pratiques qui contiennent des illustrations sont plus appropriés aux tablettes sur lesquelles on trouve la plupart des applications clas siques, bandes dessinées. Un accès à la presse en ligne nationale et étrangère est également prévu” , indique la bibliothécaire.
Ce salon de lecture est une extension de l’espace public numérique existant où les ados prennent quotidiennement d’assaut les ordinateurs. “Si on a besoin de documentation et que les ordis sont occupés, on se servira des tablettes , déclare Ilan, 15 ans. J’en ai une à la maison mais c’est bien d’en mettre ici pour qui n’en a pas.”
D’après la bibliothécaire, ce sont surtout les seniors qui demandent des informations. “Je préfère avoir des livres car c’est un objet que j’aime. Mais je suis prêt à tester les tablettes qui offrent pas mal de possibilités !” , confie, par exemple, Didier, 51 ans.
“Ce sera l’occasion de dépasser les a priori, de créer une dynamique intermédia. Et puis, des gens fascinés par les écrans peuvent ainsi être amenés à lire des romans. C’est une porte d’entrée” , conclut Laurence Duhin.