Éditorial - Février 2011
L’enssib a adopté en décembre son projet quinquennal d’établissement (2011-2015). Vous pouvez le lire ici. J’aurai l’occasion de développer plus tard certains de nos objectifs.
Là, maintenant, je voudrais revenir sur la formation des élèves conservateurs, qui connaît une nouvelle réforme, après celle de 2007. Pourquoi cette réforme ? L’évolution du contexte politique (repositionnement de l’Etat, loi LRU, projet de réforme territoriale…), culturel et social (la culture sur écran, l’individualisme contemporain, la question de la proximité…), technique (dématérialisation de l’information et des produits culturels, approvisionnement domestique, désintermédiation…) amènent nécessairement une évolution des compétences mises en œuvre pour exercer le métier de conservateur (plus de politique, plus de stratégie, plus de numérique, plus d’encadrement) et, donc, une évolution de la formation.
Un groupe de travail, composé de formateurs, d’employeurs et de jeunes professionnels, s’est réuni de mars à septembre 2010 et a élaboré un programme de formation, traduit ensuite dans la maquette décrite ici, et appliqué depuis janvier 2011 (la promotion DCB 20). Les éléments principaux de l’évolution sont la meilleure prise en compte du positionnement stratégique des directeurs de bibliothèque, l’accent mis sur la culture numérique et la personnalisation des formations grâce à une organisation arborescente (un tronc commun, un parcours thématique au choix, des options et des spécialisations).
La spécificité territoriale sera mieux prise en compte, grâce aux stages et compléments de formation proposés par l’INET. Les profils et les projets professionnels trouveront mieux leur place dans une architecture de formation à construire par l’élève : le choix entre 3 parcours, une douzaine d’options, des spécialisations en nombre infini. Les stages restent inchangés et représentent le tiers de la formation si je compte bien (6 mois sur 18). L’accompagnement par les professionnels se développe encore : aux directeurs de mémoire et tuteurs de stage s’ajoutent désormais des tuteurs de formation et un conseil de professionnalisation (pour les territoriaux).
Nous ferons régulièrement le point avec les employeurs, avec les élèves, avec nos partenaires pour évaluer cette nouvelle formation et continuer à la faire évoluer.
PS à l’attention de Daniel Bourrion : l’enssib ne possède pas qu’une table de ping-pong ; elle a aussi un baby-foot et deux pianos numériques. Comme quoi, le monde numérique ne nous est pas complètement étranger !
Directrice de l'enssib