Automatisation

L’automatisation des bibliothèques marque le passage d’un système manuel à un système informatisé.
La mise en œuvre de ce système mécanisé peut être considérée en trois phases :
- automatisation des acquisitions (gestion des entrées), du catalogage (gestion du catalogue), de la communication (circulation des documents) et de la recherche bibliographique.
- mise en place de systèmes de documentation automatique.
- transactions automatisées pour l’autonomie du public.

L’automatisation commence au début des années 70. Elle coïncide avec l’apparition en France de la notion de « sciences de l’information » et suit le mouvement amorcé dans les bibliothèques anglo-saxonnes. L’automatisation débute avec le soutien du Bureau pour l'automatisation des bibliothèques (B.A.B.) créé en 1971 auprès du Directeur des bibliothèques et de la lecture publique, chargé notamment de coordonner un plan national d’automatisation et la commercialisation des premiers systèmes intégrés de gestion des bibliothèques (SIGB).
Dès 1972, les orientations fondamentales du plan national ont été retenues : participation au réseau bibliographique international (appelé contrôle bibliographique universel), catalogage national centralisé, automatisation des catalogues collectifs nationaux, création d'un centre informatique unique et autonome, préparation d'analyses des fonctions de gestion automatisées, normalisation, récupération de notices, catalogage collectif.
Dans les années 80, l’automatisation en est encore à ses balbutiements avec quelques projets pilotes remarquables (BpI, BM de Grenoble, BM de Lyon, etc) et le développement de solutions logicielles, de bases bibliographiques et/ou catalogues collectifs dont certains noms parlent encore quand d’autres pas : réseau LIBRA, base BIBLIO, base ELECTRE, base BN-Opale, OPSYS, etc.
Dans les années 90, son utilité a fait ses preuves et son déploiement est généralisé.
Avec l’automatisation se développent les plans de rétroconversion, les logiques booléennes, les normes ISO 5426 ou 2709, les formats MARC, l’ISBD, un réseau national voire international de bibliothèques, l’équipement des ouvrages avec des codes-barres puis des puces RFID.
Dans les années 2000, l’automatisation renvoie à la prise en charge des transactions par le public via des automates de prêts ou de retours.
Les arguments principaux de l’automatisation sont : éviter la répétition de tâches routinières, rationnaliser les circuits documentaires et la gestion des équipes, libérer du temps pour la relation au public. L’automatisation marque le début des relations entre les bibliothécaires et les informaticiens. Elle accompagne par ailleurs le basculement de missions orientées collections vers des missions orientées publics.

Ressources

MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION, SERVICE DU LIVRE ET DE LA LECTURE. Boite à outils du numérique en bibliothèque. Fiche 3 - La RFID [En ligne], 2014.

JANIN, Pierre-Henri. L'impact de l'automatisation des prêts et des retours sur l'organisation du travail et sur les services dans les bibliothèques [en ligne]. Mémoire d’étude du Diplôme de Conservateur des Bibliothèques. Villeurbanne : enssib, 2013.

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Voir aussi:

Informatisation / Catalogue / Rétroconversion / Sciences de l’information /

Notice créée le 20 novembre 2013