Éditorial - mars 2012

MArs 2012

2012, année bissextile et olympique. Et présidentielle.
Au-delà des préférences politiques (partisanes), période intéressante où sont agités et débattus toutes sortes de sujets, la dette publique, la politique industrielle, la fiscalité, le nucléaire, l’école…
La culture ? Bof… Mutisme à peu près complet.
Les bibliothèques ? (re)Bof… Mutisme tout à fait complet. A part le livre numérique, éventuellement la défense de la librairie, rien sur le livre ni, a fortiori, sur les bibliothèques.
Faut-il s’en préoccuper ou s’en réjouir ?
S’en préoccuper si cela signifie, une fois de plus, l’invisibilité des bibliothèques, leur absence du paysage.
S’en réjouir si cela signifie que les bibliothèques, en France, ont réussi leur mise à niveau et ne sont plus objets d’inquiétudes.
Sans doute un peu des deux. Sans doute plus du premier argument que du second.
Consolons-nous. Même si les bibliothèques ne sont pas évoquées en tant que telles dans les débats, tout ce qui concerne le rôle de l’Etat, les services publics, l’organisation territoriale, l’université, l’école (« l’école, imbécile ! », pour plagier Bill Clinton) concerne les bibliothèques et les bibliothécaires.

 

Anne-Marie Bertrand
Directrice de l'enssib