Quels nouveaux développements pour les bases de données d’ornements d’imprimerie ?

 

Les bases de données d’ornements typographiques du xviIie siècle : bilan et perspectives

Synthèse de la journée d’étude internationale organisée le 29 mai 2012

sous l’égide de l’Institut de Recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières
IRCL – UMR 5186 – Université Paul-Valéry Montpellier 3

 

Depuis plus d’un demi-siècle, les études sur le livre ont investi un nouveau champ de recherche en s’intéressant aux matérialités du livre, dans le sillage de travaux fondateurs auxquels restent principalement associés les noms de Lucien Febvre, Roger Chartier et Henri-Jean Martin. Toujours aussi indispensable aux historiens du livre, la monumentale Histoire de l’édition française parue entre 1983 et 1986 trouve aujourd’hui un prolongement de premier ordre avec la vaste somme du Dictionnaire encyclopédique du livre dirigé par Pascal Fouché, Daniel Péchoin et Philippe Schuwer, dans laquelle l’objet-livre confirme son intérêt et son importance pour une analyse pertinente de l’édition d’Ancien Régime, bien au-delà de la simple notion de « support »[1].

            Discipline promue par cette approche particulière, la bibliographie matérielle doit son nom à l’expression 'physical bibliography' employée par les chercheurs anglo-saxons dès le début du XXe siècle dans leurs travaux, creuset de la discipline. La paternité de la dénomination revient à Roger Laufer, qui proposait en 1966 cette traduction[2], adoptée depuis par la communauté scientifique francophone et réaffirmée à l’occasion de la table ronde organisée les 17 et 18 mai 1979 sous l’égide du CNRS par Jacques Petit et le Groupement de recherche sur les textes modernes à la Bibliothèque nationale à Paris ; table ronde dont le but était de promouvoir l’audience et la pratique de la bibliographie matérielle en France, tout en invitant à une réflexion épistémologique qui en élargirait les horizons et les orientations[3].

            « La bibliographie matérielle : pour quoi faire ?[4] » Fondées sur l’examen comparé des papiers, des pratiques compositoriales, des caractères typographiques et du matériel ornemental employés par les imprimeurs, les techniques et les méthodes de la discipline répondent à un double objectif :

- rendre compte de la structure de l’objet-livre et par là, permettre de distinguer les éditions proprement dites et les impressions de statut intermédiaire que sont états, émissions et réémissions, ce afin de mieux comprendre la genèse d’un ouvrage et du texte qu’il véhicule, ainsi que la filiation d’éditions diverses ;

- rendre compte des politiques et des pratiques éditoriales mises en œuvre dans l’Ancien Régime par les auteurs, les éditeurs et les imprimeurs afin de contourner la censure, la police du Livre et les règlements de la Librairie — il s’agit alors d’identifier les éditions contrefaites et/ou clandestines.

            Parce qu’elle s’inscrit dans ces perspectives, l’étude du matériel ornemental d’imprimerie en tant qu’élément identificatoire des éditions anciennes relève donc de plein droit de la bibliographie matérielle. Il faut ici rappeler quelques travaux pionniers, pour la plupart réalisés dans la continuité des enseignements donnés par Henri-Jean Martin et Jeanne Veyrin-Forrer à la IVe section de l’École pratique des hautes études[5]. Dès la fin des années soixante, les recherches de Guy Parguez pour le XVIIe siècle et de Giles Barber sur les contrefaçons de Candide ont contribué à mettre en évidence l’intérêt de l’ornementation comparée pour l’identification d’ouvrages imprimés sous de fausses adresses[6]. Puis, au cours de la décennie quatre-vingt, des réflexions approfondies ont été menées, qui ont livré des articles fondateurs[7] pour le développement d’une recherche sur l’instrumentation scientifique et la conception d’outils électroniques d’investigation et d’analyse. Et à l’orée des années 1990, avec le développement de l’informatique et les possibilités offertes par Internet, les premières bases de données dédiées au matériel ornemental des imprimeurs voyaient le jour, bientôt complétées par un outil supplémentaire.

            Les 6 et 7 décembre 1996, deux journées d’étude organisées par Daniel Droixhe à Liège posaient en effet les bases de la future banque internationale d’ornements d’imprimerie Passe-Partout[8], créée par Silvio Corsini en prolongement des programmes Môriåne (Université de Liège) et Fleuron-Vignette (Bibliothèque Cantonale et Universitaire de Lausanne). Cette réflexion sur l’outillage informatique mis au service de l’étude du matériel typographique des imprimeurs d’Ancien Régime, plus précisément du XVIIIe siècle, s’enracinait dans le colloque de Mons d’août 1987 dont les actes font toujours référence. Pensés pour permettre l’identification d’imprimeurs responsables de publications clandestines, les outils informatiques élaborés et développés dans plusieurs centres de recherche scientifique posent plus largement la question des pratiques de l’imprimerie artisanale, répondant au vœu de Passe-Partout de voir « accroître sa portée au fur et à mesure de l’ouverture de nouveaux chantiers (imprimeurs particuliers, productions d’une ville, éditions d’un ouvrage ou d’un auteur) ». Il semblait temps, à la lumière de l’expérience des concepteurs et utilisateurs réguliers des bases (Môriåne, Fleuron, Maguelone) et banque de données (Passe-Partout) considérées, de dresser le bilan de quinze ans de recherche, et d’envisager de nouveaux développements des outils informatiques proposés aux chercheurs : c’est cette mise en perspective qu’a voulu favoriser la journée d’étude du 29 mai 2012, en proposant un échange d’expériences susceptibles de préciser définitions et méthodes de la recherche sur l’imprimerie artisanale.

            Issu de la fusion des anciens Cedim (Centre d’étude du XVIIIe siècle – UMR 5050) et Cerra (Centre d’études et de recherche sur la Renaissance anglaise – UMR 5065) de l’université de Montpellier III, l’IRCL (Institut de recherche sur la Renaissance, l’Âge classique et les Lumières – UMR 5186) témoigne d’une longue tradition en histoire du livre, et plus particulièrement dans la recherche bibliographique, entendue largement comme l’analyse, pour l’édition d’Ancien Régime, des processus et pratiques à l’œuvre aux différents stades de la « chaîne éditoriale », de la fabrication du livre à sa réception. L’importance et l’utilité de la bibliographie matérielle n’ont plus à être démontrées au sein de ce laboratoire, de longue date impliqué dans les grandes entreprises scientifiques d’édition de textes du XVIIIe siècle (Histoire des deux Indes de l’abbé Raynal, Œuvres complètes de d’Alembert, Mes Pensées et Correspondance générale de La Beaumelle, Œuvres complètes de Diderot…) et dans la valorisation, par des études matérielles poussées, de collections publiques ou privées[9] ; c’est sous les auspices du Centre d’étude du XVIIIe siècle par ailleurs que fut créée en 2001 à Montpellier la base de données d’ornements typographiques Maguelone, sœur française de Fleuron/Vignette. L’IRCL était ainsi pleinement fondé à accueillir dans ses murs, le 29 mai 2012, cette journée d’étude sur les bases de données d’ornements d’imprimerie du XVIIIe siècle, organisée par Claudette Fortuny et Magali Soulatges.

            En qualité de concepteurs et administrateurs des bases et banques de données concernées[10] sont intervenus successivement Daniel Droixhe (Universités de Liège et de Bruxelles, Société wallonne d’étude du 18e siècle), Silvio Corsini (Université de Lausanne, Bibliothèque Cantonale et Universitaire) et Claudette Fortuny (CNRS, Institut de recherches sur la Renaissance, l’Âge classique et les Lumières) ; tandis qu’au titre d’utilisateurs actifs, et à partir de cas concrets, s’exprimaient Dominique Varry (Université de Lyon-École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques), Emmanuel Boussuge (Institut de recherches sur la Renaissance, l’Âge classique et les Lumières), Claudette Fortuny et Magali Soulatges (Université d’Avignon – Institut de recherches sur la Renaissance, l’Âge classique et les Lumières).

            Des divers exposés entendus dans la matinée, qui portaient aussi bien sur les bases de données que sur la banque Passe-Partout, ont émergé trois grands types de questions : épistémologiques (situation de la bibliographie matérielle dans le champ de l’histoire du livre), institutionnelles (place de l’histoire du livre dans les structures de recherche) et techniques (fonctionnement pratique des bases de données d’ornements typographiques).

Bibliographie matérielle et histoire du livre

            La représentation de la recherche bibliographique et plus particulièrement de la bibliographie matérielle dans le champ de l’histoire du livre reste discrète, et fragile[11]. Alors que les problématiques auxquelles elle s’adosse ou qu’elle contribue à faire émerger (lors de chantiers d’éditions critiques, par exemple) sont essentielles, l’analyse matérielle du livre artisanal confine, selon le mot facétieux de Daniel Droixhe, à une discipline de « cul-de-lampistes » isolés, et peu susceptibles par leur position professionnelle actuelle de transmettre une connaissance qui demande un investissement sur la longue durée. Pratiquée sérieusement, l’enquête bibliologique représente par ailleurs un travail chronophage, auquel il n’est pas toujours aisé de consacrer tout ou partie de sa recherche ; et si l’outil informatique (avec la numérisation de nombreux ouvrages anciens notamment) a certes permis un gain substantiel de temps en facilitant les rapprochements d’éditions, la lourdeur de son utilisation vient parfois contrecarrer cette amélioration notable des conditions de l’enquête. Qui plus est, les nouvelles technologies ne sauraient remplacer d’autres approches, tout aussi pertinentes, de la recherche bibliographique, de même qu’elles ne prononcent pas l’obsolescence des publications « papier », formes toujours en vigueur de valorisation des résultats de cette recherche — avec ici le problème de l’accès, trop souvent malaisé, aux études et articles de référence dont la diffusion reste la plupart du temps confidentielle. Enfin, la discipline peine toujours à faire valoir ses attendus interdisciplinaires, en apparaissant à la communauté des chercheurs comme un domaine spécifique et étroit quand sa pratique devrait logiquement impliquer tous les analystes (historiens, littéraires…[12]) de la diffusion de l’imprimé dans l’Ancien Régime. Même constat lorsqu’il s’agit de défendre une approche diachronique de l’objet-livre et de ses usages, que les périodisations institutionnelles par siècle ne favorisent guère. Demeurent ainsi pendantes les questions de valorisation de l’analyse matérielle du livre ancien et de compétences à entretenir dans ce domaine — hors circuits réservés de l’École des chartes et de l’enssib, où la spécialité occupe une place d’ailleurs réduite, seuls quelques étudiants de cursus professionnalisants, eux-mêmes rares sur le territoire français, recevant une formation plus ou moins ciblée[13]. On peut ainsi considérer qu’il n’existe pas, globalement, dans l’Enseignement supérieur, de filière dédiée aux métiers du livre ancien, et qu’une formation de pointe aux techniques et finalités de la bibliographie matérielle fait défaut au niveau institutionnel.

Place de la bibliographie matérielle dans les structures de recherche

            Conséquence du constat qui précède, la bibliographie matérielle ne bénéficie dans les structures de recherche que d’une faible surface. Rares sont les laboratoires universitaires et les UMR dans lesquels la discipline, sous-domaine de la recherche bibliographique, est en effet considérée comme autre chose qu’un appoint technique apporté aux entreprises éditoriales. Se pose ici le problème du financement d’une telle recherche, qui demande un investissement matériel non négligeable (pour la conception et la gestion de bases de données) mais plus encore une forte implication des chercheurs, quantifiable en temps de « ressources humaines » et de ce fait « budgétisable » comme tout autre poste comptable. À l’heure où la Recherche connaît des réductions drastiques de ses financements récurrents, il est clair que la bibliographie matérielle ne peut pas négliger les partenariats — en pleine coïncidence toutefois avec l’esprit collaboratif qui la sous-tend. Aussi apparaît-il pertinent et impératif de renforcer des liens déjà existants entre laboratoires versés dans l’histoire du livre et institutions spécialisées (École des chartes, enssib, bibliothèques françaises et/ou étrangères), et favoriser parallèlement de nouveaux liens avec des structures aux préoccupations similaires (sociétés savantes telle la Société Voltaire par exemple, dont les publications proposent une collection dédiée à l’histoire du livre, musées de l’imprimerie, écoles spécialisées comme l’École Estienne, associations comme le Centre de conservation du livre d’Arles…). Au demeurant, il s’agit moins ici pour la bibliographie matérielle de sauvegarder une place menacée au sein de l’histoire du livre que de réaffirmer sa légitime ambition d’y conquérir une surface accrue.

Fonctionnement pratique des bases de données et de la banque Passe-Partout

            Les participants à cette journée d’étude ont souligné à plusieurs reprises quelques difficultés récurrentes dans l’utilisation des bases actuelles, et plus particulièrement de Passe-Partout. Dans la perspective d’un usage élargi de ces outils, dont la pertinence scientifique n’est en rien remise en question, il conviendrait ici de mieux prendre en compte l’évolution de l’accès aux images-sources permettant d’alimenter ces bases. Plus variées aujourd’hui qu’autrefois (photocopies, clichés photographiques, images numérisées, captures « au vol » par mobile…), ces images restent en effet traitées selon des protocoles de soumission peu souples (résolution obligatoire en 200 dpi et niveaux de gris), inadaptés à cette plus grande hétérogénéité des documents-sources. Inconvénient qui se rajoute, pour les gestionnaires des outils, à la relative complexité du travail de validation des ornements, laquelle demande déjà de pouvoir consacrer du temps à cette seule manipulation. Sans récuser sur le fond les pesanteurs du système, « historiques » et en tout état de cause inhérentes au fonctionnement d’un outil rigoureux et précis, il importe donc d’intégrer cette nouvelle donne en simplifiant les protocoles et en leur permettant d’intégrer plus rapidement les évolutions technologiques. Enfin, un handicap certain réside dans l’hiatus, parfois, entre les logiques des services informatiques des sites hébergeurs et celles des « concepteurs/gestionnaires » des bases ; de même que peuvent se heurter deux approches des corpus retenus, par les organismes de numérisation d’ouvrages et par ceux qui prévoient d’en extraire sélectivement les ornements. Bien réelles, et quelquefois décourageantes — le sentiment de « manquer de temps » pour mener à bien les validations est unanimement partagé —, ces difficultés matérielles toutefois apparaissent d’ordre moins technique que doctrinal : pensées pour n’intégrer qu’un matériel ornemental dûment identifié comme propriété d’un imprimeur donné, ces bases se situent peut-être trop en bout de chaîne d’une recherche de longue haleine dont les hypothèses intermédiaires gagneraient assurément à être prises en compte. Des constats et suggestions émis pour l’amélioration de ces outils indiscutablement précieux, est ainsi ressortie la nécessité non de redéfinir l’objet d’étude en lui-même mais d’en élargir la « philosophie » en intégrant en particulier cette part de « laboratoire » patient sur laquelle repose toute recherche sur l’imprimerie artisanale, ce afin d’accroître la pertinence et l’attractivité de ces outils auprès des chercheurs.

            L’avenir de Fleuron, Vignette, Môriåne, Maguelone, et au-delà de Passe-Partout, semble ainsi devoir passer d’abord par une juste évaluation de leur utilisation actuelle par les chercheurs, mesurée à l’aune de l’investissement « technique » complexe demandé : faut-il pérenniser ces outils dans leur forme actuelle en cherchant seulement à augmenter leur poids, ou faut-il leur offrir de nouveaux développements complémentaires, susceptibles, partant, de corriger un usage jusque-là restreint à quelques « happy few », à savoir leurs concepteurs et quelques utilisateurs privilégiés ? C’est à cette indispensable réorientation qu’a clairement abouti la réflexion menée pendant cette journée d’étude montpelliéraine : pour garantir la survie de ces instruments exceptionnels de recherche sur l’imprimerie ancienne, il paraît impératif d’élargir leur public en élargissant d’abord leurs réquisits scientifiques, et leur taille. Il s’agirait donc à présent d’alimenter massivement un « Nouveau Passe-Partout » conçu comme une base « bis » où les ornements rentrés seraient a minima corrélés aux ouvrages où ils figurent, en attendant leur transfert sur les bases actuelles, conservées dans leur structure, une fois clairement identifiés le matériel typographique et les imprimeurs concernés. Sur la faisabilité concrète d’un tel « nouveau » projet, Silvio Corsini, Claudette Fortuny et Magali Soulatges sont alors invités à poursuivre la réflexion et formuler dans un proche avenir des propositions concrètes.

 

Magali Soulatges, Claudette Fortuny, Silvio Corsini, juillet 2012.


[1]   Chartier, R. ; Martin, H.-J., dir., Histoire de l’édition française, Paris, Promodis, 1983-1986 ; Fouché, P. ; Péchoin, D. ; Schuwer, Ph., Dictionnaire encyclopédique du livre, Paris, Cercle de la librairie, 2002-2011.

[2]   « Pour une classification scientifique du livre en tant qu’objet matériel », Australian Journal of French Studies, III, n°3, 1966, p. 255.

[3]   La bibliographie matérielle, Table ronde organisée pour le CNRS par J. Petit, Paris, Éditions du CNRS, 1983.

[4]   Titre d’une contribution de R. Laufer à La bibliographie matérielle, op. cit., p. 13-24.

[5]   Veyrin-Forrer, J., La Lettre et le texte : trente années de recherche sur l’histoire du livre, Paris, École normale supérieure de jeunes filles, 1987 (Collection de l’ENS, n°34).

[6]   Parguez, G., « Essai sur l’origine lyonnaise d’éditions clandestines de la fin du xviie siècle », dans Nouvelles études lyonnaises, Genève et Paris, Droz, 1969, p. 93-130 ; Barber, G., « Modèle genevois, mode européenne : le cas de Candide et de ses contrefaçons », dans Cinq siècles d’imprimerie genevoise, Actes du colloque international sur l’histoire de l’imprimerie et du livre à Genève, 27-30 avril 1978, Genève, Société d’histoire et d’archéologie, 1980-1981, p. 49-67.

[7]   Brown, A., « Voltaire and Cramer ? », dans Le siècle de Voltaire : hommage à René Pomeau, Oxford, Voltaire Foundation, 1987, p. 149-183 ; Droixhe, D., « Systèmes ornementaux ; le cas liégeois », Études sur le XVIIIe siècle, 14, 1987, p. 39-74 ; Corsini, S., « Vers un corpus des ornements typographiques lausannois du XVIIIe siècle : problèmes de définition et de méthode », dans Ornementation typographique et bibliographie historique, Actes du colloque de Mons, 26-28 août 1987, Mons et Bruxelles, Van Balberghe, 1988 (Documenta et Opuscula, 8), p. 139-158.

[8]   Corsini, S., « Passe-Partout : banque internationale d’ornements d’imprimerie », Bulletin des bibliothèques de France, 46, n°5, 2001, p. 73-79.

[9]   Pour exemple : Fortuny, Cl., « Marat en entier et plus que Marat », dans Vrais et faux journaux de l’Ami du Peuple à la bibliothèque de Lunel, Bruxelles, Pôle nord ; Montpellier, Centre d’Étude du XVIIIe siècle, 1996.

[10]  Bases Môriåne, Fleuron et Maguelone (http://maguelone.enssib.fr/) ; portail d'interrogation de ces bases Passe-Partout.

[11]  Bien que la discipline connaisse un intérêt croissant dans l’espace francophone, et malgré les démarches militantes d’initiation à cette discipline proposées notamment par Dominique Varry, dans ses enseignements à l'enssib ou dans le cadre de l'école d'été de l’Institut d’histoire du livre et par Alain Riffaud avec son récent ouvrage de vulgarisation, Une archéologie du livre français moderne, Genève, Droz, 2011 (Travaux du Grand Siècle, n° 39).

[12]  Voir en particulier l’ouvrage, déjà ancien mais aux problématiques toujours actuelles, de R. Laufer, Introduction à la textologie, Paris, Larousse, 1972.

[13]  L’Université de Franche-Comté propose par exemple une deuxième année de Master d’histoire spécialité Livre ancien principalement destinée à former de futurs libraires d’ancien. Sa maquette, à juste titre présentée comme « sans équivalent exact en France », incorpore un enseignement de bibliographie matérielle à hauteur de 80 heures ETD sur un total de 336 heures ETD.