Bibliothèques et humanités numériques - par Elydia Barret - épisode 3

Par Catherine MULLER le 17 février 2015

Le positionnement des bibliothèques américaines vis-à-vis de la recherche est particulièrement intéréssant pour réfléchir sur les perspectives hexagonales et le rôle que peuvent jouer les bibliothèques françaises dans les humanités numériques. Signes forts de l'importance prise par cette problématique dans la réflexion des professionnels américains depuis 2005, la floraison des Digital Humanities centers nés dans le giron des bibliothèques, ainsi que l'ouverture du blog dh +lib par l'Association of Collège and Research Libraries1, au slogan on ne peut plus explicite : "where the digital humanities and librarianship meet ".

 

1- Focus américains sur l'approche des humanités numériques en bibliothèques

Trois approches graduées et cumulatives des humanités numériques en bibliothèque ont été identifiées par Jennifer Vinopal et Monica McCormick2 (New York University Libraries).

Trois types de modèles

La première approche tire parti de la numérisation et consiste, suivant un principe de mutualisation, à mettre à la disposition des chercheurs ou d’autres services les infrastructures et workflows mis en place par la bibliothèque pour l’accès aux ressources produites au format numérique. 
La deuxième voie repose sur une offre de services dédiés à la recherche et à la publication numérique : création d’une archive institutionnelle, hébergement d’une revue en ligne, aide à la production de vidéos ou d’enregistrements audios, prestation de conseil sur la numérisation, les métadonnées ou le droit d’auteur…
Quant à la troisième, incarnée par les Digital Humanities centers, elle se caractérise par une forte composante recherche et développement. Ces centres, dont certains tels que le Scholars’ Lab de l’université de Virginie, sont nés au coeur des bibliothèques. Ils développent des projets en collaboration avec les chercheurs ou en leur nom propre, généralement dans la perspective d’un usage communautaire dépassant le périmètre de l’institution. Chercheurs et professionnels y interagissent en partenaires.

Les DH : un mouvement qui interroge en profondeur l'identité et les missions des bibliothèques

Le premier modèle, qui correspond à des méthodes et dispositifs éprouvés de longue date dans certaines bibliothèques, se situe à la marge ou, plus exactement, au seuil des humanités numériques en bibliothèque. Il constitue souvent une porte d’entrée vers les deux autres modèles, plus novateurs, mais aussi plus complexes à mettre en œuvre, étant donnée les niveaux de compétences qu’ils requièrent.
L’un conçoit les humanités numériques en bibliothèque sous l’angle du soutien à la recherche, assignant aux spécialistes de l’information un rôle de médiateur. L’autre envisage la bibliothèque comme un acteur à part entière de la production scientifique. Qu’il s’agisse d’accompagner ou de pratiquer les humanités numériques, ces deux approches montrent que ce sont non seulement les fonctions et les activités, mais aussi les missions et l’identité de la bibliothèque qui sont questionnées par les DH.

2- Quel rôle pour les bibliothèques dans les humanités numériques ?

Accompagner les humanités numériques : la bibliothèque auxiliaire de la recherche

Différentes pistes d’action possibles ont été identifiées par Isabel Galina Russell3 pour les bibliothèques qui souhaiteraient emprunter la voie du service-and-support model suivant la formule de Miriam Posner4 :

  • se constituer en centre de référence pour soutenir des initiatives, de fait dispersées faute de politiques institutionnelles et de structures adaptées,
  • aider les équipes de recherche à produire et rendre accessible une documentation d’accompagnement indispensable à la compréhension et à l’évaluation des projets,
  • contribuer à la viabilité des productions des humanités numériques en proposant des solutions d’hébergement pérennes,
  • aider à prendre en considération la question de la conservation sur la longue durée et à opérer les choix techniques les plus appropriés,
  • concourir à la construction de critères d’évaluation et de labels pour l’évaluation des projets,
  • faciliter le repérage et accroître la visibilité des productions des humanités numériques en les intégrant au catalogue des ressources de la bibliothèque.

Pour I. Galina Russell, la bibliothèque a tout lieu de remplir ce rôle. D’une part, en raison de sa stabilité et de son caractère institutionnel, elle apparaît comme une entité bien placée pour remédier à des défaillances institutionnelles et fédérer des projets et pratiques isolées. D’autre part, en fournissant ce type de services, la bibliothèque ne ferait qu’étendre ainsi à l’ensemble de la production scientifique ses missions traditionnelles de collecte, de sélection, d’organisation, de mise à disposition, de diffusion et de conservation de l’information.
En se positionnant en auxiliaire de la recherche, la bibliothèque affirme sa volonté de participer activement à la construction des savoirs et entend apporter une plus-value aux travaux scientifiques en prenant en charge les volets pour lesquelles elle est directement qualifiée. De manière nouvelle, son action se déporte de l’aval vers l’amont de la recherche.
 

Dans la gamme d’options (listées, sans ambition d’exhaustivité, dans le tableau ci-dessous) qui se présentent aux bibliothèques pour répondre aux besoins des chercheurs en SHS, deux tendances particulièrement prometteuses se dessinent : l’édition électronique et la gestion des données de la recherche, qui s’inscrivent toutes deux dans le mouvement de promotion de l’Open Access.

En matière d’édition scientifique, l’exemple de l’University College London Library offre un exemple intéressant. La bibliothèque s’est en effet dotée d’un service de publication de revues scientifiques fonctionnant sous le logiciel Open Journal Systems (OJS)5, articulé avec l’archive institutionnelle, UCL Discovery. Gérant une presse Open Access au niveau de l’université, elle se voit conférer, comme le note Cécile Swiatek6, un véritable statut d’éditeur7.
De même, un nombre, encore restreint mais en forte augmentation, de bibliothèques universitaires nord-américaines est doté de services dédiées à la gestion des données de la recherche (Research Data Services). Ces services, citons par exemple les Data Management and Curation Services de la bibliothèque de l’UCLA ou ceux des bibliothèques de l’université du Maryland, aident les chercheurs à bâtir des plans de gestion de données et mettent à disposition des outils de signalement et des réservoirs pour la conservation sur le long terme.

Faire des humanités numériques : la bibliothèque praticienne

Les bibliothèques, dotées d’un centre d’humanités numériques, suivent une optique différente. L’idée est ici celle d’une bibliothèque laboratoire, partenaire et non plus seulement auxiliaire de la recherche, pratiquant elle-même les humanités numériques.
Le Scholars’ Lab, assurément l’un des DH centers américains les plus actifs, offre un exemple remarquable de cette démarche. L’action de ce département de la bibliothèque de l’université de Virginie, dirigé par Bethany Nowiskie, se déploie dans différentes directions. Outre l’accompagnement de travaux universitaire soutenus par l’offre de bourses de recherche, le Scholars’ Lab réunit chaque année, dans le cadre de son Praxis Program une équipe interdisciplinaire d’étudiants chargés de concevoir, développer et promouvoir un projet d’humanités numériques. Parallèlement, il conduit ses propres projets en partenariat avec des acteurs de l’université ou des institutions extérieures. Certains de ces projets, à l’image de Blacklight, solution de découverte open source conçue pour l’amélioration des OPAC, portent sur le développement d’outils à l’usage des bibliothèques.
Facteur de cohésion à l’échelle de l’université, instrument d’une collaboration interdisciplinaire, interprofessionnelle et interinstitutionnelle dépassant les frontières académiques, lieux d’expérimentation tendus vers l’innovation, ce type de centres se caractérise par une activité de recherche et de développement appliqués, conduite dans une perspective de mutualisation.
Ces centres nécessitent d’importants financements, des personnels nombreux et s’inscrivent dans une dynamique d’ensemble, celle de la bibliothèque voire de l’université. C’est cet environnement porteur qui en autorise d’ailleurs l’existence puisque, généralement, ces centres viennent s’ajouter en sus d’une large gamme de services proposés par la bibliothèque.
Dans un papier incisif et captivant8, B. Nowiskie rend compte du fonctionnement et du positionnement originaux du Scholars’ Lab au sein de la bibliothèque. Cette cellule de recherche et développement semi-indépendante, promotrice d’une démarche expérimentale et innovante, irrigue tout autant qu’elle bouleverse la culture professionnelle établie.

3- Réalisations, projets et perspectives hexagonales

Tout comme les bibliothèques nord-américaines ou britanniques, les bibliothèques de l’enseignement supérieur et de la recherche française sont engagées dans diverses activités et projets en lien avec les DH. Ceux-ci sont pour parfois difficiles à identifier en tant que tels, faute d’un affichage « humanités numériques » aussi explicite que celui que l’on peut rencontrer dans les pays anglo-saxons.
Comme outre-Atlantique, trois tendances, susceptibles de se combiner entre elles s’observent : une orientation « collections » qui a pour point de départ la numérisation des fonds de la bibliothèque, une orientation « services aux chercheurs » qui explore différentes options, et une orientation « espaces » qui se cristallise autour d’un espace physique.

Numérisation du patrimoine scientifique et corpus numériques

La constitution de corpus numériques, encouragée par les dispositifs de financements des appels à projet Corpus de l’ANR9 ou ceux de la Bibliothèque scientifique numérique10, dont le cinquième segment porte sur la numérisation du patrimoine scientifique, forme une piste d’action privilégiée pour les bibliothèques. On rappellera néanmoins que tout projet de numérisation ne relève pas automatiquement des humanités numériques. La mise en ligne de contenus numérique doit se doubler d’une visée scientifique et éventuellement grand public, dépassant la seule mise à disposition des ressources. Il s’agit bien de valoriser, par le biais d’une collaboration géographique ou institutionnelle et éventuellement le développement d’outils spécifiques, les corpus proposés en ligne.

C’est tout l’objet du projet de portail Biblissima11, qui vise à améliorer l’environnement numérique de la recherche en procédant à un enrichissement et à une meilleure intégration des corpus existants, ou d’un projet comme les Manuscrits de Stendhal, qui a réussi le pari de concilier les objectifs d’une édition grand public et ceux d’une étude savante des processus d’écriture et de création littéraire destinée à un public averti.

Services aux chercheurs

Se doter d’une bibliothèque numérique peut néanmoins être un tremplin vers un partenariat plus poussé avec les chercheurs. L’expérience des bibliothèques de l’université des Antilles et de la Guyane autour du portail Manioc est très significative de ce point de vue. Autour des collections patrimoniales qui en constituent le cœur et le point de départ initial, la bibliothèque, développée en interne sur des systèmes ouverts, s’est muée en portail donnant accès aux travaux scientifiques déposés dans l’archive ouverte de l’université, à des enregistrements audiovisuelles de manifestations scientifiques organisées par l’université, ainsi qu’à des bases de données spécialisées et à des revues scientifiques en open access.
Il est difficile d’appréhender et de rendre compte de manière exhaustive des initiatives existantes en matière de soutien et d’accompagnement à la recherche, en raison de leur dispersion et de leur caractère souvent expérimental. Dans l’attente d’un inventaire complet des réalisations et projets existants, l’assistance à la publication numérique, étroitement liée à la promotion du l’Open Access, apparaît comme l’un des domaines les plus visibles et les plus avancées à l’heure actuelle.
Les bibliothèques de l’université de Nice Sophia Antipolis qui exercent des fonctions éditoriales de longue date, proposent ainsi un service complet d’accompagnement à la publication scientifique numérique, allant du suivi éditorial au support technique, en passant par des prestations de conseil sur les questions juridiques.
Des frémissements se font sentir également en matière de gestion de données de la recherche, sujet dont s’est emparée récemment l’université Paris Descartes.

Des espaces dédiés

Enfin, des projets de construction ex-nihilo, tels que le Grand équipement documentaire12 du Campus Condorcet, conçu comme un « laboratoire partagé pour la recherche en sciences humaines et sociales », ou des projets de réhabilitation de bibliothèques dédiées à la recherche en SHS, tels que le projet Learning Center de l’université de Lille 3, qui ont à cœur de bâtir et d’inscrire dans les espaces en devenir une offre de services répondant au plus près aux besoins et aux usages de leurs publics, sont également prometteurs pour le développement des humanités numériques dans les années à venir.

Conclusion : faire évoluer les compétences, placer les chercheurs au centre du dispositif

Si, pour reprendre la formule de Benjamin Caraco, les bibliothèques peuvent se concevoir comme un partenaire naturel, ce partenariat s’avère difficile à mettre en œuvre dans la pratique.
D’une part, il nécessite une consolidation et un développement des compétences, via la mise sur pied de formations adéquates, adaptées à tous les personnels, pour éviter une fracture technologique au sein de même de la profession.
De l’autre, il suppose de parvenir à instaurer une collaboration effective avec les acteurs de la recherche. Autrement dit, de parvenir à résorber le hiatus qui, trop souvent, séparent les professionnels de la documentation et de l’information des professionnels de la recherche, pour des raisons historiques, structurelles, culturelles et sociales.
L’expérience montre que cela passe par une démarche proactive terrain en direction des unités de recherche et des instances de l’université, le soutien de l’institution étant indispensable au succès de telles entreprises. Cela passe aussi par un travail de terrain permettant d’établir des relations interpersonnelles propres à faire évoluer l’image de la bibliothèque et les représentations réciproques des métiers. L’intérêt de ce rapprochement, tenté par des dispositifs comme la « Minute numérique du chercheur » mise en place par le SCD de Rennes 2 avec l’URFIST13, est aussi d’aboutir à une connaissance plus fine des pratiques de la recherche en SHS qui, quoique traversées par de tendances communes, sont loin d’être monolithiques et doivent être prises en compte dans leurs spécificités.


Bibliographie

CARACO Benjamin, « Les digital humanities et les bibliothèques : un partenariat naturel »,  Bulletin des Bibliothèques de France, 2012, n° 2, p. 69-73. 

GALINA RUSSELL Isabel, « The role of libraries in Digital Humanities (El papel de  las  bibliotecas  en  las  humanidades  digitales) », IFLA  2011  Puerto  Rico,  1er juillet   2011.  

KAMADA Hitoshi, « Digital  Humanities :  roles  for  libraries ? », College  & Research Libraries News, vol. 71 n° 9, octobre 2010, p. 484-485. 

MUÑOZ Trevor, « Digital  Humanities  in  the  library  isn’t  a  service »,  blog  de l’auteur, 19  août 2012.     

NOWVISKIE Bethany, « Skunks in the library : a path to production for scholarly R&D », Journal of library administration. Digital Humanities in libraries : new models  for  scholarly  engagement,  2013,  t. 53,  n° 1,  p. 53-66. 

POSNER Miriam, « No half measures : overcoming common challenges to doing Digital  Humanities  in  the  library », Journal  of  library  administration.  Digital Humanities in libraries : new models for scholarly engagement, 2013, t. 53, n° 1, p. 43-52. 

ROCKENBACH Barbara, « Introduction », Journal  of  library  administration. Digital  Humanities  in  libraries :  new  models  for  scholarly  engagement, 2013, t. 53,  n° 1, p. 1-9. 

SULA Chris Alen,  « Digital  Humanities  and  libraries :  a  conceptual  model », Journal of library administration. Digital Humanities in libraries : new models for scholarly     engagement,     2013,     t. 53,     n° 1,     p. 10-26.     

VANDEGRIFT Micah  et  VARNER  Stewart, « Evolving  in  common :  creating mutually supportive relationships between libraries and the Digital Humanities », Journal of library administration. Digital Humanities in libraries : new models for scholarly  engagement,  2013, t. 53,  n° 1, p. 67-78.   

VANDEGRIFT Micah, « What  is  digital  humanities  and  what’s  it doing in  the library ? », In  the  library  with  the  lead  pipe,  27  juin  2012. 

VINOPAL Jennifer et McCORMICK Monica, « Supporting digital scholarship in research libraries :  scalability and sustainability », Journal  of  library administration. Digital   Humanities in libraries :   new   models   for   scholarly engagement, 2013, t. 53, n° 1, p. 27-42.       

WESTEEL  Isabelle, « Données,  corpus  numérisés  et  humanités  numériques », Insula, le blog de la Bibliothèque des Sciences de l’Antiquité (Lille 3) , billet de blog, 9 avril 2013. 


[1]L'Association of Collège and Research Libraries est une des branches de l'American Library Association, l'ALA.

[2]Jennifer Vinopal et Monica McCormik, « Supporting digital scholarship in research libraries : scalability and sustainability », Journal of library administration . Digital Humanities in library : new models for scholarly engagement, 2013, t. 53, n° 1, p. 27-42.

[3]Isabel  Galina  Russell,  « The  role  of  libraries  in  Digital  Humanities  (El  papel  de  las  bibliotecas  en  las humanidades digitales) », IFLA 2011 Puerto Rico, 1er  juillet 2011.

[4] Miriam  Posner,  « No  half  measures :  overcoming  common  challenges  to  doing  Digital  Humanities  in  the library », Journal of library administration . Digital Humanities in library : new models for scholarly engagemen t, 2013, t. 53, n° 1, p. 43-52.

[5]Le principe de fonctionnement ce logiciel de création et de gestion de revues en libre accès est expliqué sur le site de l’UCL.

[6]Cécile Swiatek, « Congrès Liber 2013 », BBF, 2013, n° 5, p. 87-88.

[7] Voir également l'article qu'a consacré Benjamin Caraco sur ce service dans le carnet de recherche Le comptoir de l’accès ouvert le 10 septembre 2013 : « La bibliothèque éditrice : University College London ».

[8]Bethany Nowviskie, « Skunks in the Library: a path to production for scholarly R&D », Journal of library administration. Digital Humanities in libraries : new models for scholarly engagement, 2013, t. 53, n° 1, p. 53-66.

[9]Site de l’ANR, présentation du programme « Corpus, données et outils de la recherche en sciences humaines et sociales ». 

[10]Sur  la  BSN,  voir  Arabesques.  Bibliothèque  numérique  scientifique :  un  accès  facilité  aux  savoirs,  n° 68, octobre-novembre-décembre 2012 ; Stéphanie Groudiev, « La bibliothèque scientifique numérique », BBF, 2013, n° 1, p. 61-65.

[11]Mathieu Bonicel, « Biblissima : observatoire du patrimoine écrit du Moyen Âge et de la Renaissance », BBF, 2013, n° 5, p. 23-26.
[12]Voir La lettre l’InSHS, novembre 2013, p. 23 : « Campus Condorcet # Perspectives. Un objet singulier : le grand équipement documentaire ».

[13]Christophe Berthelot et Marie-Laure Malingre, « Pour une relation directe et durable avec les acteurs de la recherche :  la  Minute  numérique  du  chercheur  à  l’université  Rennes  2 »,  Bibliothèques  et  chercheurs  en  sciences humaines et sociales, journée d’étude URFIST de Bordeaux -Médiaquitaine, Bordeaux, 14 juin 2012.

 

 

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