Raphaelle Bats

Doctorante en philosophie et sociologie politiques, Raphaëlle Bats, promotion DCB 15, est chargée de mission relations internationales à l’Enssib depuis 2011.

L’Enssib fête la mobilité internationale avec les Erasmus Days

À l’occasion des Erasmus Days, l’Enssib a organisé le 19 octobre 2018 une journée de rencontres et d’échanges autour de ce programme emblématique qui a fait voyager des milliers d’étudiants et d’universitaires à travers le monde. Raphaëlle Bats revient sur l’importance de la mobilité internationale au sein de l’école, labellisée par la charte Erasmus pour l’enseignement supérieur.

 

L’Enssib est en partenariat avec plus d’une trentaine d’établissements de par le monde. Comment s’organise la mobilité internationale au sein de l’école ?
Elle s’exprime de différentes manières. Il y a tout d’abord la mobilité étudiante : nous recevons des étudiants étrangers en échange universitaire pour un semestre. À l’inverse, nos étudiants s’en vont dans des établissements partenaires dans le cadre de leur cursus ou d’un stage. Il y a ensuite la mobilité professionnelle qui concerne deux types de public. D’un côté, les enseignants-chercheurs partent pendant six jours pour dispenser des enseignements ou effectuer des travaux de recherche, dans une démarche d’échange et de partage de bonnes pratiques. D’un autre, le personnel peut s’immerger pour la même durée dans le service d’un établissement partenaire, dans un contexte de formation continue.

 

Concrètement, quel est le parcours type d’un étudiant en Erasmus ?
Dans les deux cas, que des étudiants partent en semestre d’études ou de stage, nous les accompagnons dès le début de leur projet en nous assurant de la portée pédagogique et professionnelle de celui-ci. Le bureau des relations internationales propose également un accompagnement financier à travers la recherche de bourses. Nous recevons aussi des étudiants étrangers à l’Enssib que nous assistons dans leurs démarches pédagogiques et administratives, et notamment dans leur intégration afin de prévenir l’isolement. Nous avons ainsi mis en place un jeu de cartes qui regroupe des informations pratiques sur la vie lyonnaise. Ce petit guide est distribué aux étudiants étrangers depuis deux ans maintenant.

 

En quoi la mobilité des étudiants et du personnel est-elle importante pour l’Enssib ?
Elle est avant tout importante pour eux, à travers la valorisation de leur parcours professionnel comme personnel. Mais il faut souligner que les étudiants et le personnel nous font honneur à chaque fois qu’ils partent. C’est une façon de contribuer au rayonnement de l’école à l’international et de veiller à notre réputation, notre image. L’Enssib est une école nationale avec un savoir-faire français qu’il convient de mettre en avant sans pour autant vouloir l’exporter. D’un point de vue professionnel, cela apporte de l’innovation à l’établissement dans plusieurs domaines et enrichit nos pratiques.

 

Quels retours avez-vous d’étudiants ou de personnels ayant participé à ce programme ?
Outre les bénéfices personnels dont ils nous font part, nous sollicitons chaque personne partie en mobilité afin d’avoir un retour plus global sur leur expérience. Ainsi, cela peut se traduire par une interview dans nos « paroles à l’international » ou bien, justement, à l’occasion des Erasmus Days, une invitation à venir s’exprimer auprès du public pour témoigner de leur expérience. Enfin, selon les profils, ils sont amenés à intervenir dans le  Bulletin des bibliothèques de France  ou dans des conférences et des événements en lien avec l’international.

 

Quelle suite souhaitez-vous donner au développement de la mobilité internationale ?
Avec le fort développement de la formation en alternance, l’intérêt pour la mobilité en pâtit légèrement. C’est pourquoi nous nous efforçons de fournir des conditions optimales à un départ en mobilité afin qu’elle reste attractive. Il y a par conséquent de vrais enjeux qui reposent sur la recherche de financements. Nous travaillons aussi à proposer des solutions, telles que des stages à distance ou des ateliers internationaux, aux étudiants ne disposant pas de ressources suffisantes pour partir en Erasmus, et ce, pour qu’ils bénéficient eux aussi des avantages de la mobilité. C’est un projet important qui s’inscrit dans la continuité de l’internationalisation des études à l’Enssib.

 

Propos recueillis par Karim Guerda