Papier

À l’inverse du parchemin, qui est un produit d’origine animale, le papier est un produit manufacturé au moyen de fibres végétales réduites en pâte, laquelle après avoir été étendue et séchée donne une feuille. Au Moyen-Âge, la pâte était obtenue par le trempage et le battage de chiffons.
Inventé par les chinois, le papier est introduit en Occident par les arabes. Son usage s’étend dès les premiers siècles de notre ère à l’ensemble du pourtour méditerranéen. En Europe, l’usage du papier s’amorce dès la fin du XIe siècle, mais ce n’est qu’au XIIIe siècle que les fabriques de papier se répandent. À la fin du XIIIe siècle apparaissent les premiers filigranes.
La forme sur laquelle est étalée la pâte occupe une place essentielle dans le processus de fabrication de la feuille. Cadre de bois rectangulaire, la forme se compose de fils de vergeurs, verticaux par rapport aux petits côtés de la forme, généralement en laiton, et de pontuseaux, horizontaux, en bois. Les fils de vergeurs sont séparés des pontuseaux par un fil de chainette. Une fois l’égouttage et le séchage réalisés, la feuille est placée sur un morceau d’étoffe appelé feutre. La feuille présente alors un endroit, ou côté feutre, et un envers, le côté trame. La disposition des vergeurs et des pontuseaux aide à la datation du papier. Les marques de manufacture, ou filigranes,  sont encore plus utiles pour localiser ou dater un papier.

Ressources

BARBIER, Frédéric. Histoire du Livre en Occident. Paris : Armand Colin, 2012.

CASSAGNE-BROUQUET, Sophie. La passion du livre au Moyen-Âge. Rennes : Éd. Ouest-France, 2010.

BLASSELLE, Bruno. Histoire du livre. Paris : Gallimard, 2008.

LEMAIRE, JacquesIntroduction à la codicologie. Louvain-la-Neuve : Publications de l’Institut d’études médiévales, 1989.

GLENISSON, Jean (dir.). Le livre au Moyen-Âge. Paris : Presse du CNRS, 1988.

Voir aussi

Codex / Imprimé / Imprimerie / Incunable / Manuscrit / Parchemin / Papyrus /

Notice créée le 19 mai 2014

Date de création :13/05/2014

Date de mise à jour :