Recherche du terme professionnel : "harmoniser" des collections

Question

Bonjour,
dans le cadre de mon mémoire de stage sur un réseau de Bibliothèques je suis à la recherche d'un terme professionnel qui signifie alors le fait "d’harmoniser" des collections.

Réponse

Date de la réponse :  17/05/2019

Vous réalisez un mémoire de stage sur un réseau de bibliothèques et vous êtes à la recherche d'un terme professionnel qui désigne le fait "d’harmoniser" des collections.
 

Nous ne sommes pas sûrs de comprendre ce que vous entendez quand vous parlez d'harmoniser des collections.

En effet, l'harmonisation des politiques documentaires peut prendre différentes formes.
Au sein d'un réseau de bibliothèques, il s'agira par exemple de coordonner les acquisitions, d'uniformiser le catalogage.
Au sein d'une même bibliothèque, il pourra s'agir de répartir de façon raisonnée les crédits d'acquisitions , d'unifier la signalétique, etc.


Une recherche sur les synonymes du verbe harmoniser permet d'identifier des termes proches, comme unifier, coordonner, équilibrer, etc.


Un manuel de l'Enssib parle de mutualisation des pratiques documentaires au sein d'un réseau de bibliothèques :
Mutualiser les pratiques documentaires : bibliothèques en réseau. Sous la direction de Jérôme Pouchol. Presses de l’enssib, 2016

 

D'autres termes associés à ce type de démarche figurent dans ce manuel :
mise en réseau, mise en commun, concertation des processus, répartition des acquisitions, cartographie des compétences, partage de pratiques et d'idées, collaboration, intelligence collective, co-définition des objectifs, convergence des intérêts, collégialité, réorganisation du travail, orientations communes, construction d'une stratégie globale, optimisation des budgets, etc.


Le coordinateur de ce manuel, Jérôme Pouchol, propose dans son Mode d'emploi une tentative de définition de la mutualisation :

En termes de définition, le Littré relie le vocable « mutualisation » (du latin mutuus, « prêté ») à l’adjectif « mutuel », soit à « ce qui s'échange entre deux ou plusieurs personnes, qui implique un comportement simultané et réciproque », quand Le Robert l’associe plus à l’action de « mutualiser », soit de « mettre en commun », ou de « répartir (un risque, des frais) à égalité parmi les membres d'un groupe ».

Dans ces deux acceptions, la notion de mutualisation ne se réduit donc ni à de simples partages de ressources (l’apport de chacun) ni à de simples collaborations* ou interactions* (un agir ensemble) ; elle est bien le fruit d’une démarche volontaire et « impliquante » pour chacune des parties, dans le sens d'une concordance de valeurs et d’actions.

Mais ces définitions ne sauraient pour autant couvrir tout le champ sémantique de la mutualisation, lequel peut être tout à la fois le produit d’une intelligence collective*, d’une co-activité et d’une réalisation commune. Ajoutons la nécessité de distinguer le projet politique du projet professionnel de mutualisation, le premier consistant à mettre en commun les moyens de différentes structures, selon des perspectives et degrés divers d’intégration ; le second œuvrant au profit d’une communauté de pratiques* et de services.

En guise de synthèse, avançons-nous à livrer cette définition :

La mutualisation est un processus de mise en commun, entre une pluralité d’acteurs et d’organisations, de ressources matérielles ou immatérielles, dans le but de produire une valeur collective ajoutée, dont chacune des parties pourra s’emparer pour ses propres fins.