Description : Cette thèse interroge les pratiques d’auto-archivage scientifique dans le contexte français, à travers une analyse approfondie de l’archive ouverte HAL. Elle articule une approche socio-technique et informationnelle pour examiner les dynamiques de dépôt, la qualité des métadonnées et les logiques de découvrabilité associées. S’appuyant sur une recherche-action menée à l’Université de Toulon et sur le développement du dispositif SoVisu, ce travail met en lumière les tensions entre prescriptions institutionnelles et pratiques effectives, ainsi que les spécificités disciplinaires, notamment en sciences de l’information et de la communication. Il propose une typologie des contributeurs et des logiques de dépôt, tout en explorant les enjeux de visibilité, de traçabilité et d’évaluation dans le cadre de la science ouverte. En croisant analyse quantitative massive et réflexivité méthodologique, cette recherche contribue à une meilleure compréhension des conditions d’appropriation des archives ouvertes et de leur rôle dans l’écosystème de la communication scientifique contemporaine.