Description : Le stockage et archivage des mégadonnées numériques (« big data » , le carburant de l’intelligence artificielle) par l’approche actuelle des centres de données ne sera pas soutenable au-delà de 2040 . Il est donc urgent de focaliser des efforts soutenus en recherche et développement (R&D) pour l’avènement d’approches alternatives , dont aucune n’est présentement assez mature .
La sphère globale des données (SGD) créées par l’humanité était estimée en 2018 à trente-trois mille milliards de milliards de caractères (« octets ») , du même ordre que le nombre estimé de grains de sable sur terre . Ces données proviennent de la recherche et de l’industrie , mais aussi de nos connexions amicales et professionnelles , livres , vidéos et photos , informations médicales ; sans oublier dans le futur voitures autonomes , capteurs , télésurveillance , réalité virtuelle , diagnostic et chirurgie à distance . La SGD augmente d’un facteur environ mille tous les vingt ans . Une part majoritaire de ces données est ensuite stockée dans plusieurs millions de centres de données (en incluant ceux des entreprises et le « cloud ») , qui fonctionnent au sein de réseaux de transmission . Ensemble , ceux-ci consomment déjà environ 2 % de l’électricité dans les pays avancés . Leur coût de construction et exploitation est globalement de l’ordre de mille milliards d’euros . Ces centres couvrent un millionième de la surface émergée du globe ; au rythme actuel , ils couvriraient un millième vers 2040 .