Description : Les applications de l’intelligence artificielle (IA) générative bouleversent le monde de la publication. Depuis le développement d’outils comme ChatGPT et Google AI Overviews, les internautes cherchent de plus en plus de l’information à travers ces outils, plutôt qu’auprès des sources originales, comme le démontrent les
statistiques récentes de consultation de Wikipédia1. De plus, les grands modèles de langue associés à ces outils sont basés sur de très grandes quantités de données textuelles, ce qui fait en sorte qu’un nombre croissant de robots moissonnent massivement les pages web qui leur sont accessibles (Kwon, 2025). Ainsi, ils contaminent les statistiques de téléchargement, les rendant
inutiles pour l’analyse et l’interprétation, et par des accès excessifs à haute fréquence ils menacent la stabilité et la disponibilité des infrastructures. Érudit, en tant qu’infrastructure ouverte diffusant plus de 170 000 documents scientifiques, n’y fait pas exception. À l’automne 2025 Érudit a déployé Anubis2,
un logiciel libre qui permet de bloquer des tentatives d’accès illégitimes à la plateforme. Sur les pages d’Érudit, la légitimité d’un usage est basée sur deux aspects : la présence humaine et le type de comportement.