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Les bibliothèques publiques de la Guadeloupe après Hugo

1990

    Les bibliothèques publiques de la Guadeloupe après Hugo

    Par Anne-Elizabeth Bault, Secrétaire D.L.G.

    D ans la nuit du 16 au 17 septembre 1989, l'ouragan HUGO frappait la Guadeloupe de plein fouet. "Hugo l'horreur", "Hugo le terrible", "la Guadeloupe meurtrie", tels ont ont été et sont encore les titres qui faisaient la une de notre presse écrite. Le bilan du passage de ce cyclone tropical sur notre île est particulièrement lourd : 60% du réseau téléphonique et 70% du réseau électrique détruits (ce n'est d'ailleurs que le 12 décembre que le dernier raccordement électrique a pu être effectué), une économie à plat, de nombreux sans abris... la liste est malheureusement trop longue !

    Qu'en est -il de nos Bibliothèques ? Ce sont les Bibliothèques municipales qui ont le plus souffert de la violence d'Hugo, en particulier celles de la Grande-Terre. Les agents destructeurs, tels les vents et l'eau, n'ont pas manqué de porter un sérieux coup aux bâtiments, mais également aux divers fonds d'ouvrages. Le plus triste a été de constater les pertes irréparables subies par les fonds locaux de certains établissements, dont l'annexe de la Bibliothèque centrale de prêt à Fouillole : destruction d'ouvrages en unique exemplaire, introuvables sur le marché ! ...

    Dans le souci de porter secours à ces bibliothèques sinistrées et pour répondre aux propositions d'aide d'associations homologues de la Marti-nique et de la France hexagonale (entre autres de l'Association des bibliothécaires français) il a été nécessaire d'établir un bilan des pertes subies par ces bibliothèques.

    L'Association Documentation et Lecture en Guadeloupe (D.L.G.) s'est rendue dans certaines d'entre elles, et grâce à l'appui des bibliothécaires, un premier bilan a pu être établi : l'estimation provisoire faite au 1° décembre est de 10 674 ouvrages perdus. Les centres de documentation spécialisée semblent ne pas avoir de pertes à déplorer. L'enquête de Documentation et lecture en Guadeloupe permettra d'affiner cette première estimation et d'établir la liste des ouvrages à racheter.