Les personnels de l’Enssib se joignent à moi pour vous souhaiter une excellente année 2026 : de la sérénité, un peu de légèreté et beaucoup de succès dans votre vie personnelle et vos projets professionnels. Pour tenter de renouveler l’exercice attendu, mais indispensable, des vœux, toutes les sources d’inspiration sont les bienvenues : la musique en est une. Le titre de cet éditorial est emprunté au talentueux groupe Feu! Chatterton et à cette chanson figurant sur son dernier album : Allons voir, dont le complément est ce que la vie nous réserve. Ce simple vers offre, en ces temps incertains, une invitation à refuser l’immobilisme, explorer de nouvelles voies, mobiliser le collectif pour faire bouger les lignes et se montrer curieux de ce qui peut advenir : que 2026 vous réserve le meilleur.
De nouveaux agents, de nouveaux talents ont rejoint l’Enssib début janvier ou vont le faire très prochainement. Susan Kovacs, professeure des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Enssib, a pris ses fonctions de directrice de la recherche début janvier, ce qui me donne ici l’occasion de remercier chaleureusement son prédécesseur, Malcolm Walsby, pour le chemin parcouru ensemble durant trois ans. Dès la mi-janvier, l’Enssib a eu le plaisir d’accueillir une mission de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR), chargée d’évaluer la capacité de l’École à accéder aux responsabilités et compétences élargies (RCE) : le rapport, l’avis et les recommandations des inspecteurs, Patrick Gilli et Jean-François Bonhotal, sont très attendus sur ce dossier structurant, qui mobilise largement les équipes.
La démarche d’évaluation par le Hcéres de l’établissement, de ses formations et des laboratoires dont il est tutelle ou co-tutelle, va occuper ce premier semestre. Nous nous réjouissons d’ores et déjà du rapport très positif produit sur le laboratoire Centre Gabriel Naudé (CGN) et nous préparons à accueillir le comité d’experts chargé d’évaluer l’établissement et ses formations, les 5 et 6 mai. Plusieurs projets entrent dans une phase déterminante, comme la refonte de la bibliothèque numérique OPENssib, ou sont en cours de lancement, tel INTEGRIA, dans lequel l’Enssib est engagée aux côtés de l’Université Sorbonne nouvelle et de nombreux partenaires ; l’établissement est chargé de piloter l’axe de formation des professionnels des bibliothèques et de la documentation aux enjeux « métiers » de l’IA.
Ces projets ne nous font jamais oublier ce qui constitue le cœur d’activité de l’Enssib, qu’ils ont au contraire vocation à soutenir : l’accueil de promotions d’étudiant.e.s et de fonctionnaires stagiaires talentueuses et engagées ; un programme de formation continue ouvert aux collaborations, notamment avec le Réseau des écoles de service public (RESP) et l’INSP ; une recherche dynamique, qui va bénéficier cette année d’un programme de financement interne exceptionnel ; des publications exigeantes, inscrites dans le paysage scientifique et professionnel et la Science ouverte : le Bulletin des bibliothèques de France célèbrera, en 2026, ses 70 ans. L’élaboration du projet d’établissement 2027 – 2031, qui vise d’abord à renforcer ces missions, constituera le fil rouge de notre année 2026.
Et si, comme le dit la chanson, « le ciel sera toujours bas à ceux qui vivent sans courage », je souhaite beaucoup de courage et un horizon dégagé à celles et ceux qui vont, dans un contexte de restrictions budgétaires, défendre leurs moyens, leur politique de services ou tenter de faire aboutir projets et réformes.
Nathalie Marcerou-Ramel,
Directrice de l’Enssib