Marine Mouton

Originaire de Chartreuse, Marine Mouton intègre une classe préparatoire Hypokhâgne à Grenoble avant de s’orienter vers une Licence d’Histoire puis de Lettres Modernes.
Une première expérience professionnelle en gestion documentaire l’ayant amenée à travailler sur les projets Ariane 4 et 5, elle oriente son parcours vers l’univers de la documentation et plus spécifiquement des bibliothèques en intégrant en 2018 un Master SIB à l’Ecole Nationale des Sciences de l’Information et des Bibliothèques (Enssib).

Sensible aux enjeux d’inclusion sociale via l’accès à l’Education, à l’Information et à la Culture, ses engagements la portent en librairie indépendante puis en médiathèque territoriale.
Parallèlement bénévole à l’ONG Bibliothèques Sans Frontières sur la thématique de médiation numérique, elle y est par la suite accueillie en tant que chargée de ressources Illettrisme.
Elle apporte aujourd’hui ses convictions et ses compétences dans le champ du médico-social, où elle travaille au sein de la Mission Culture de la Fondation OVE pour la deuxième année.


Crédit photo : © Fondation OVE

Marine Mouton revient sur son année de master 2 Politique des Bibliothèques et de la Documentation en alternance

Dans le cadre de son alternance pour réaliser son master 2 Sciences de l’Information et des Bibliothèques (parcours Politique des Bibliothèques et de la Documentation), Marine Mouton s’est vue confier la réalisation d’un projet numérique pour la mission Culture de la Fondation OVE. Désormais embauchée comme chargée de projet Ressources et Documentation de cette même fondation, elle revient sur son année d’alternance et sur son choix, qu’elle recommande aux étudiants.

1/ Vous avez choisi l’alternance pour poursuivre vos études en master 2 Politique des Bibliothèques et de la Documentation à l’Enssib. Pourquoi ce choix ? Quelle était votre motivation ? 
Marine Mouton : J’ai intégré l’Enssib avec déjà en tête le projet de me professionnaliser en seconde année de Master. L’alternance représente une réelle opportunité pour l’étudiant de bénéficier d’une formation de qualité tout en remobilisant de manière très concrète en entreprise les solides connaissances acquises en cours.

2/ Selon vous, quels sont les avantages de l’alternance ? Les inconvénients ?
M. M. : L’alternance est une année intense avec une charge de travail conséquente, mais elle apporte une réelle – et rapide - montée en compétences. La posture hybride d’étudiant-employé nous apprend à faire preuve de souplesse et d’adaptation en jonglant entre nos deux casquettes pour en tirer le meilleur : donner une application très concrète aux Savoirs accumulés en cours, et acquérir des compétences en matière de Savoir-Être et de Savoir-Faire directement appréhendés en situation professionnelle.

3/ Concrètement, comment s’est déroulée votre année de master en alternance ? Comment avez-vous concilié votre vie étudiante et professionnelle ?
M. M. : Au premier semestre, le rythme d’alternance consistait à passer le lundi et vendredi en entreprise et les trois autres jours en formation à l’Enssib ; avant de passer au second semestre 100% en entreprise. Le deuxième semestre a été fortement marqué par la crise sanitaire qui a impacté ma scolarité et ma vie professionnelle : j’ai été amenée à rédiger mon mémoire en grande partie pendant le confinement, avec des ressources encore limitées, tout en adoptant en parallèle le télétravail durant plusieurs mois. Si l’exercice n’a pas été évident, il m’a permis d’acquérir de nouvelles pratiques en termes de collaboration et d’info-communication à distance. Dans ce contexte, l’encadrement et le suivi par le service des stages de l’Enssib et par mes tuteurs tout au long de cette période ont été un vrai support.

4/ Pendant votre année d’alternance, vous avez assumé la réalisation d’un projet numérique pour la Fondation OVE. La mission qui vous a été confiée aurait-elle été possible si vous aviez suivi un parcours classique ? Pourquoi ?
M. M. : La Fondation OVE connaissant un fort développement à l’échelle nationale, la mission Culture avait besoin d’élaborer une stratégie d’information adaptée pour ses actions et ses ressources. L’alternance présentait un cadre favorable pour cela : une temporalité suffisamment longue (une année) pour entamer un travail approfondi d’état des lieux du système d’information existant, une enquête auprès d’une trentaine des professionnels de la Fondation, l’élaboration de préconisations stratégiques conduisant au choix d’un outil numérique adapté aux besoins identifiés.

5/ Vous êtes désormais en contrat comme chargée de projet Ressources et Documentation à la Fondation OVE. Diriez-vous que votre alternance a été déterminante pour l’obtention de ce poste à l’issue de votre année universitaire ?
M. M. : L’alternance représente résolument un avantage en termes d’insertion professionnelle et de constitution d’un réseau. Pour ma part, c’est le caractère concret de ma mission ainsi que la diffusion de mon mémoire qui ont favorisé mon recrutement : les préconisations et les perspectives qu’il a dégagées ont permis de convaincre plusieurs de nos directeurs de région de débloquer des fonds pour mener le projet à son terme.

6/ Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui veut choisir l’alternance ?
M. M. : Tout d’abord de ne pas hésiter à se lancer dans cette aventure, qui donne une vraie valeur ajoutée à son parcours. Ensuite, d’être rigoureux et d’anticiper un maximum afin que l’année se déroule le plus confortablement possible pour l’étudiant ; et enfin, d’adopter une posture volontaire et curieuse. Je ne saurais également que trop conseiller de profiter pleinement de cette période très riche : l’alternance représente une expérience privilégiée et pleine d’opportunités dans le parcours étudiant et professionnel.


Propos recueillis par Véronique Branchut-Gendron,
Le 16 février 2021