Bonjour, Pourriez-vous me donner l'accès à un document simplifié relatif à la chaîne du livre explicitant le rôle de chaque acteur ? Merci

Question

Bonjour,
Pourriez-vous me donner l'accès à un document simplifié relatif à la chaîne du livre explicitant le rôle de chaque acteur ? Merci

Réponse

Date de la réponse :  16/04/2013

Tout d'abord, précisions qu'il existe probablement de courtes synthèses sur la chaîne du livre dans des livres généraux sur la culture ou des manuels de préparation aux concours.
Par exemple, les Fiches concours 2012 parues en 2012 à la Documentation française abordent probablement le sujet dans la fiche "Culture et numérique" (références et sommaire : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/ouvrages/9782110087041-fiches-con...)

Nous vous proposons ci-dessous une sélection de ressources en ligne synthétiques, ainsi qu'une sélection de documents de référence.

1. Documents synthétiques

Christian Faure propose un schéma qui décrit la fonction de chacun des acteurs de la chaine du livre (ce schéma est selon nous toujours valable, même s'il date de 2010) : http://www.christian-faure.net/wp-images/chaine-du-livre.jpg

Une page du site du service du Livre et de la lecture du ministère de la culture présente l'action de l'État dans le domaine du livre et de la lecture et indique que la chaîne du livre rassemble auteurs, éditeurs, et diffuseurs marchands (libraires) et non-marchands (bibliothèques).
Extrait :
« La « chaîne du livre », qui rassemble auteurs, éditeurs, et diffuseurs marchands (libraires) et non-marchands (bibliothèques), représente la première industrie culturelle de France. La période récente a connu une production éditoriale en constante croissance en termes de titres publiés et de chiffre d'affaires, ainsi qu'une multiplication des bibliothèques disposant d'une offre fournie et variée. Cette situation favorable ne doit cependant pas cacher la remise en cause des processus traditionnels de création, sélection et diffusion, ainsi que l'évolution des pratiques culturelles qu'impose l'émergence du numérique. (…)
L'État s'attache également à accompagner le secteur dans les mutations rapides qu'exige la multiplication des contenus culturels au format numérique et leur mise à disposition sur Internet. La mise en œuvre de certaines préconisations du rapport « Livre 2010 » rédigé par Sophie Barluet à l'issue de tables rondes rassemblant divers acteurs de la profession (2007) participe de cette nécessaire redéfinition des politiques publiques.
La création, l'édition et la diffusion sont régulées entre autres par la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, qui vise à soutenir le réseau des librairies indépendantes, ainsi que par la loi du 3 janvier 1995 relative à la gestion collective du droit de reproduction par reprographie, ainsi que la loi du 18 juin 2003 sur la rémunération du prêt en bibliothèques. Dans les années récentes, plusieurs lois sont venues compléter les dispositions du code de la propriété intellectuelle afin de renforcer le cadre juridique de la protection des droits d'auteur sur Internet… »
Source : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Disciplines-et-secteurs/Livre-et...

La Société des gens de lettres propose une page qui décrit la part du prix d'un livre qui revient à chacun des acteurs:
"Tous les intervenants de la chaîne du livre vont percevoir un pourcentage de cette somme :
en premier lieu, il y a l’auteur, qui va confier son œuvre à un éditeur, deuxième intervenant.
Ensuite il y a l’imprimeur, pour la fabrication du livre, puis un diffuseur/distributeur, qui permet la mise en place de l’ouvrage, et qui couvre toutes les opérations de circulation physique du livre.
Enfin, en bout de chaîne, on trouve les lieux d’achat et en première ligne, les librairies bien sûr.
Sur le prix d’un livre, quelle est la répartition entre tous ces intervenants ?
Le fameux « camembert » qui présente la répartition entre ces intervenants se découpe de la façon suivante, ces chiffres étant bien entendu des moyennes et ne concernent que le livre imprimé : la rémunération de l’auteur est le plus souvent de 10%, l’éditeur va garder 20% du prix, la fabrication 15% ; la diffusion 8% ; la distribution 12% et enfin les points de vente 35 %.

Enfin, un chapitre du cours de Mediadix sur l'édition française (http://mediadix.u-paris10.fr/cours/Edition/&siteEdition.htm) propose un schéma qui présente le processus d’édition et de diffusion commerciale : http://mediadix.u-paris10.fr/cours/Edition/103ChaineLivre.htm

2. Documents de référence

Le livre de référence (publié en 2007) est le suivant :
Le livre mutations d'une industrie culturelle / François Rouet. Paris : La Documentation française, 2007. Présentation sur le site de l'éditeur : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/3303331952497/index.shtml

Une série de trois rapports récents étudie l’impact du numérique sur les auteurs et les éditeurs, les librairies et les bibliothèques publiques :
Les acteurs de la chaîne du livre à l'ère du numérique (Notes d'analyse 270 - 271 - 272 - Mars 2012), Jean-Michel Roullé, Centre d'Analyse Stratégique, 19 mars 2012 : http://www.strategie.gouv.fr/content/les-acteurs-de-la-chaine-du-livre-l...

Le précédent rapport « Livre 2010 - Pour que vive la politique du livre », décrit de manière synthétique les enjeux du numérique pour les principaux acteurs de la chaîne du livre (bien que datant de 2007, ce constat reste valide) ; extrait :
« - Les auteurs s’interrogent notamment sur l’évolution de leur situation sociale, de leur mode de rémunération - en particulier lorsqu’ils développent des activités paralittéraires- et sur la nature de leurs droits dans un univers numérique.
- Les éditeurs, dont l’équilibre économique dépend du rapport entre les revenus dégagés par des livres à rotation rapide et des livres de fonds à rotation lente, sont confrontés, d’une part à l’inflation des droits exigés par de nouveaux venus – les agents - qui négocient de plus en plus les contrats de l’auteur en son nom, et répugnent aussi à céder d'emblée les droits dérivés ; d’autre part à la difficulté de valoriser et de faire vivre leurs fonds qui passe par le maintien d’un tissu de librairies capables de continuer à offrir et à mettre en valeur la diversité éditoriale.
- Car le sort des éditeurs est bien entendu lié à celui des libraires. Or, c’est de leur côté que les problèmes se révèlent sans doute les plus cruciaux. Si la loi Lang de1981 sur le prix unique du livre a indéniablement permis de maintenir un réseau de librairies diversifié et dense, celles-ci se trouvent aujourd’hui confrontées à une concurrence accrue de nouveaux circuits de vente comme les grandes surfaces commerciales, où le rapport entre le qualitatif et le quantitatif n’est plus le même. En même temps, les charges qui pèsent sur elles se sont accrues (immobilier, salaires, financement du fonds, coût des transports…), ce qui obère leur rentabilité, limite leurs possibilités de développement, et rend plus difficile le moment délicat de leur transmission.- - -
- Quant aux bibliothécaires enfin, les changements des attentes et des besoins du public posent la question de l’évolution de leurs missions, des nouveaux services qu’ils devraient être amenés à rendre et des compétences qu’il leur faudrait développer pour ce faire. Par ailleurs, la question du patrimoine écrit se pose également dans de nouveaux termes. Au-delà de sa recension, de sa description et de sa connaissance (qui est loin d’être achevée) il semble nécessaire, à l’image de ce qui a été fait pour le patrimoine architectural, d’y intéresser un plus large public. »
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/0740...

Cordialement,

Le Service questions? réponses! de l'enssib

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