Question sur le nombre maximal de mots-clés (profondeur de l'indexation)

Question

Bonjour,
Pourriez-vous m'indiquer quel est le nombre maximal (ou à défaut la moyenne ) de mots-clés issus de thésaurus pour indexer des collections spécialisées ? J'ai déjà consulté l'extrait disponible sur Gallica de l'ouvrage "Le Traitement linguistique de l'information" Jacques Chaumier, mais celui-ci date de 1988 et j'aimerais avoir des informations plus récentes.

Réponse

Date de la réponse :  28/05/2019

Vous voulez savoir s'il existe des recommandations concernant le nombre maximal de mots-clés (issus de thésaurus) pour indexer des collections spécialisées.
 

Pour vous répondre, nous avons consulté le Guide pratique du catalogueur de la Bibliothèque nationale de France. Celui-ci propose une page sur les Principes généraux d'indexation RAMEAU, qui indique :

L’indexation RAMEAU à la BnF s'inscrit dans une politique d’indexation globale. À ce titre, des consignes propres à l’établissement y sont énoncées : (...) le nombre d’accès matière RAMEAU susceptibles de couvrir le sujet du document [est] limité à trois (...)
Sur le plan national, les règles sont consignées dans le Guide d’indexation RAMEAU, outil auquel la BnF se réfère pour indexer ses collections.


Pour voir quelles étaient les règles en vigueur au niveau national, nous avons consulté le Guide d’indexation RAMEAU, qui aborde les règles de l’indexation pages 22-23 :

Les vedettes-matière doivent exprimer l'essentiel du contenu du document d’une manière aussi exacte et exhaustive que possible. On exprime une seule idée par vedette-matière. Pour décrire le contenu du document, on sera donc amené à construire une ou plusieurs vedettes-matière, par ex., pour un document sur l'agriculture et les industries agro-alimentaires en France au 20e siècle, on établira deux vedettes-matière.

Dans le cas de sujets composés, on aura recours à un usage croisé de différentes vedettes-matière dont la combinaison exprimera le sujet à représenter (…) si l’indexation doit ainsi exprimer l’essentiel du contenu du document, en revanche elle ne doit pas servir au dépouillement du document par parties.
Sauf cas particuliers liés à l'emploi des subdivisions géographiques et chronologiques, le nombre de vedettes-matière pour un même document n'est limité que par le bon sens. On sera ainsi souvent amené à procéder à des choix pour éviter la redondance.


Enfin, nous avons consulté le guide d'indexation du thésaurus MOTBIS  élaboré par le CNDP et le réseau SCÉRÉN à destination des établissements scolaires. A la page 5, il est question des règles d'indexation :

2.  Profondeur de l’indexation
 

La profondeur de l’indexation, c’est-à-dire le nombre de descripteurs affectés à un document, ne doit pas être limitée arbitrairement mais dépendre :

• de la quantité et de la pertinence de l’information apportée par ce document,

• de la nécessité de prendre en compte deux paramètres quelquefois difficiles à concilier: le traitement de son fonds propre parfois très limité, le partage des tâches en réseau avec des centres de documentation dont le fonds est plus riche,

• des contraintes imposées par le logiciel documentaire utilisé (certains systèmes informatiques n’autorisent que cinq descripteurs).