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Annuaire des bibliothèques universitaires 1998

2000
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    Par Claudine Belayche
    [The French University Directory in 1998] / Ministère de l'Education nationale, Sous-Direction des bibliothèques et de la documentation

    Annuaire des bibliothèques universitaires 1998

    Résultats de l'enquête statistique générale auprès des bibliothèques universitaires

    Paris, La Documentation française, 2000. - ISBN 2-11-004575-2. - br. 20 euros.

    Cette nouvelle édition de l'Annuaire des bibliothèques universitairesest globalement identique aux précédents, quant à la présentation, aux chiffres recueillis et aux méthodes de collecte.

    On y retrouvera donc les enseignements et qualités de ce document, concernant les horaires d'ouverture, les prêts et consultations sur place, les locaux, etc.

    Je note heureusement d'intéressants nouveaux indicateurs.

    • * Pour les collections, sont maintenant décomptés les microformes, les documents audiovisuels et documents électroniques. Chiffres qui dans leur variété laissent songeur : de 0 microforme à Besançon, à 121 000 à Compiègne, il y a sûrement quelques erreurs, ou comptages non réalisés. On peut, si l'on accepte la justesse des chiffres concernant les documents électroniques, entrapercevoir soit une certaine différence entre les politiques d'acquisitions des bibliothèques de province et celles de Paris, ou des efforts financiers fondamentalement opposés ; probablement marque de priorités de politique, et de politiques documentaires : de 29 126 unités matérielles de documents électroniques pour toute la « province » à 4 125 pour l'Ile de France : il est clair qu'un étudiant a tout intérêt à étudier en province s'il veut connaître les cédéroms et autres.
    • * De même, sont cités les abonnements aux périodiques électroniques : là aussi, il existe une grande différence entre universités : certaines ne déclarent rien, d'autres plus d'une centaine. La province est très en avance sur la région parisienne : 904 sur un total de 1 076 pour la France entière.
    • * La mention dans les budgets de l'apport des collectivités territoriales, dont les subventions ou prises en charge directes sont loin d'être négligeables, est également prise en compte dans cet ouvrage. Ce n'est pas précisé, mais il est évident qu'il s'agit de subventions de fonctionnement : là aussi la « province » se distingue : 5 898 000 F au total en province, à comparer aux 2 037 000 F des BU d'Île-de-France. On peut même inférer que, souvent, cela correspond justement en particulier aux dotations aux technologies numériques, vu le parallélisme des chiffres.
    • eUtiles précisions également sur les Cadist, leurs budgets d'acquisitions et les statistiques sur livres et revues. La répartition entre livres et revues françaises et étrangers montrent l'effort prioritaire des Cadist sur les documents de provenance étrangère, alors que pour les bibliothèques universitaires, on a noté cette année encore une inversion dans la progression des acquisitions étrangères. Mais, il faudra désormais mettre en rapport les acquisitions électroniques (très majoritairement d'origine étrangère) qui certainement vont rééquilibrer les acquisitions papier.

    Les tableaux finaux présentent les comparaisons sur des indicateurs simples, sur les trois dernières années, ainsi qu'une synthèse sur la période 1983 à 1998 synthèses qui servent aux commentaires très rapides faits en introduction de cet annuaire.

    Il était important de noter ces importantes améliorations, ce suivi de l'actualité des établissements. Mais je reste -et les lecteurs de ces tableaux resteront certainement- très frustrée sur les ressources humaines. Comme les années précédentes, ne sont comptabilisés que les « personnels de bibliothèques » sur crédits centraux. Sont donc à nouveau absents les moniteurs, vacataires, sans lesquels le nombre d'heures d'ouverture au public -en augmentation, selon ces statistiques- ne serait pas possible. De même, l'absence de ces données fausse quelque peu les pourcentages calculés sur la part des budgets de fonctionnement consacrés à la documentation.

    Enfin, les nouvelles affectations (qui firent couler de l'encre jadis) d'enseignants à fonction de documentation dans les bibliothèques universitaires ne sont pas chiffrées, ce qui ne permet aucune évaluation sur la place (financière, mais aussi dans l'organisation) prise dans le fonctionnement. Sur ce chapitre absolument fondamental, cet annuaire reste trop discret et évite une évaluation sérieuse sur les moyens nécessaires à une ouverture au public.

    Les 4,6 °/o d'augmentation dans les emplois mentionnés passent à côté de nombre d'agents qui concourent au service public, et ne peuvent être exclus si radicalement d'une évaluation.

    Son titre est bien explicite, mais on aurait pu attendre que, quelques années après la mise en place des services communs de la documentation, dans presque toutes les universités, aucune statistique, aucun chiffre n'aient été proposés sur ces SCD quand on songe aux collections que cela représente, aux personnels (oui, encore !) qui les animent, aux budgets dont on sait par évaluation qu'ils ne sont pas négligeables au regard de certaines bibliothèques centrales.

    Ce document est aussi un annuaire, (adresses, téléphones, fax), mais à mon grand étonnement, aucune adresse électronique, aucune adresse de site web n'y figurent. Dommage, d'autant que toutes les BU ou presque peuvent être légitimement fières de leurs sites. Ce sera pour l'an prochain, certainement.